La justice française a récemment clos une enquête visant une filiale de Castel en Centrafrique pour complicité présumée de crimes contre l'humanité, suite à l'insuffisance de caractérisation des infractions, selon le Parquet national antiterroriste (Pnat). L'affaire avait débuté après la publication d'un rapport de l'ONG The Sentry en août 2021, poussant le Pnat à confier les investigations à l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité (OCLCH) en juin 2022.

Ce qu'il faut retenir

  • La justice française a clos une enquête sur une filiale de Castel en Centrafrique pour complicité de crimes contre l'humanité
  • Les infractions n'ont pas été jugées suffisamment caractérisées
  • Les investigations ont duré près de quatre ans, incluant des auditions de témoins en France et en République centrafricaine
  • Des accusations réciproques entre Paris et Moscou ont éclaté depuis 2018 concernant cette affaire

Les investigations, s'étendant sur près de quatre ans, ont inclus de nombreuses auditions de témoins en France et en République centrafricaine, souligne une source proche du dossier. Cependant, dès le début, la défense remettait en cause le rapport de l'ONG, suggérant une éventuelle manipulation pour des intérêts russes, une affirmation fermement rejetée par The Sentry.

La directrice exécutive de l'ONG, Justyna Gudzowska, maintient les conclusions du rapport et affirme agir de manière indépendante. Les tensions entre la France et la Russie en Centrafrique persistent depuis 2018, nourrissant un climat de méfiance et d'accusations croisées.

Et maintenant ?

Après la clôture de l'enquête, il reste à voir si de nouveaux développements surgiront dans cette affaire. Les relations diplomatiques entre la France et la Russie pourraient être impactées par la tournure des événements à venir.