La NASA a officialisé la date de l’annonce de l’équipage de la mission Artémis III, prévue le 9 juin 2026 à partir de 17 heures (heure de Paris). Selon Numerama, cette présentation en direct depuis le centre spatial Johnson à Houston marquera la fin d’un suspense de plusieurs mois autour des quatre astronautes sélectionnés pour cette mission ambitieuse.
Ce qu'il faut retenir
- Date de l’annonce : 9 juin 2026 à 17h (heure de Paris), en direct depuis Houston.
- Objectif principal d’Artémis III : tester les manœuvres de rendez-vous et d’amarrage entre Orion et les futurs alunisseurs commerciaux, prévues pour 2027.
- Pas d’alunissage : les astronautes resteront en orbite terrestre basse, le premier pas sur la Lune étant reporté à Artémis IV (2028).
- Composition de l’équipage : trois Américains et un Canadien, comme pour Artémis II, mais la diversité reste une question ouverte sous la présidence Trump.
- Enjeu européen : l’Agence spatiale européenne (ESA) espère placer un astronaute, mais les critères d’Artémis III pourraient rendre cette mission moins attractive.
Dans un communiqué publié le 26 mai 2026, la NASA a confirmé que cette mission servira avant tout à valider les capacités critiques de rendez-vous et d’amarrage entre la capsule Orion et les modules lunaires développés par des entreprises privées. « Ces manœuvres en orbite conditionneront directement la réussite des prochaines étapes du programme Artémis », a rappelé l’agence spatiale américaine.
Malgré ce recentrage, qui exclut pour l’instant tout alunissage lors de cette mission, l’identité des quatre astronautes suscite un vif intérêt. Pour Artémis II, en 2025, l’équipage avait marqué l’histoire avec une représentation diversifiée : une femme, un Afro-Américain et un Canadien. Cette orientation politique, initiée sous la présidence Biden, pourrait-elle être maintenue sous Donald Trump ? La question reste en suspens.
Une mission réduite, mais stratégique pour la suite du programme
Le changement de périmètre d’Artémis III s’explique par des retards et des ajustements budgétaires. Contrairement aux ambitions initiales, les astronautes ne poseront pas le pied sur la Lune lors de ce vol. Ils décolleront bien de Floride à bord de la fusée SLS, au sommet de laquelle la capsule Orion les propulsera en orbite terrestre basse, à quelques centaines de kilomètres d’altitude.
Cette configuration, bien que moins spectaculaire qu’un alunissage, s’inscrit dans une logique de préparation progressive. « La réussite de ces tests en orbite est indispensable pour garantir la fiabilité des futures missions lunaires », a souligné un porte-parole de la NASA. Le calendrier actuel prévoit un retour sur la surface lunaire avec Artémis IV, prévue pour 2028.
L’Europe et le Canada pourraient-ils être représentés ?
La dimension internationale du programme Artémis est l’un des piliers de son ambition. Pour Artémis II, le Canada avait obtenu un siège avec l’astronaute Jeremy Hansen. Pour Artémis III, l’Agence spatiale européenne (ESA) milite pour y placer l’un de ses représentants, mais les critères de la mission pourraient compliquer cette ambition.
Parmi les treize astronautes européens en activité, deux Français retiennent l’attention : Sophie Adenot, actuellement en mission à bord de la Station spatiale internationale (ISS) jusqu’à la fin de l’année, et Thomas Pesquet. Ce dernier, souvent cité pour son expérience, semble plus intéressé par Artémis IV, une mission bien plus prestigieuse et symbolique. « Si un siège européen devait être attribué, il faudrait qu’il revienne à un astronaute disponible et motivé par cette étape », a indiqué un responsable de l’ESA sous couvert d’anonymat.
Diversité et enjeux politiques sous le mandat Trump
La composition de l’équipage d’Artémis III sera scrutée à l’aune des choix politiques de l’administration Trump. Lors d’Artémis II, la NASA avait mis en avant une équipe inclusive, reflétant une volonté de représentation sociale et ethnique. Cette approche pourrait-elle être remise en cause ? Rien n’est moins sûr, mais la question agite déjà les observateurs.
Parmi les noms évoqués, celui de Thomas Pesquet revient régulièrement, bien qu’il soit officiellement écarté pour cette mission. D’autres astronautes américains, comme Jessica Meir ou Anne McClain, pourraient également être pressentis. La NASA n’a encore livré aucun indice, préférant garder le suspense jusqu’au 9 juin.
Les prochaines étapes du programme Artémis, et notamment la définition précise des équipages pour Artémis IV et au-delà, dépendront en grande partie des résultats obtenus lors de cette répétition générale en orbite terrestre. La NASA, elle, compte sur cette mission pour valider des technologies clés et rassurer ses partenaires internationaux sur la fiabilité de ses plans.
La mission Artémis III a été recentrée sur des tests en orbite terrestre basse pour valider les manœuvres de rendez-vous et d’amarrage entre la capsule Orion et les futurs alunisseurs commerciaux. Le retour sur la Lune est désormais prévu pour Artémis IV, en 2028, selon les annonces de la NASA.
L’Agence spatiale européenne (ESA) privilégie les astronautes disponibles et motivés par une mission en orbite terrestre, bien que celle-ci soit moins prestigieuse qu’un alunissage. Thomas Pesquet, par exemple, semble plus intéressé par Artémis IV. La disponibilité et l’expérience sont des facteurs déterminants.