Selon Futura Sciences, les ingénieurs de la Nasa viennent de franchir une étape majeure pour les futurs hélicoptères martiens. Cette prouesse technique ouvre la voie à une nouvelle génération d'hélicoptères martiens, plus lourds, plus endurants, capables d'emporter de vrais instruments scientifiques.

Un peu plus de trois ans après la fin de la mission pionnière d'Ingenuity sur Mars, les ingénieurs du Jet Propulsion Laboratory, en Californie, conçoivent déjà les hélicoptères martiens de demain. Objectif : transporter des charges plus lourdes sur de plus longues distances, à travers l'atmosphère ténue de la planète rouge.

Ce qu'il faut retenir

  • Les ingénieurs de la Nasa ont réussi à faire tourner les rotors d'un hélicoptère à une vitesse supersonique sans les endommager.
  • Cette prouesse technique ouvre la voie à une nouvelle génération d'hélicoptères martiens plus lourds et plus endurants.
  • La mission SkyFall, prévue pour 2028, enverra trois nouveaux hélicoptères sur Mars.

Le contexte de la mission

Ingenuity, un petit hélicoptère, a été un franc succès, devenant la première machine volante à explorer un autre monde. Déposé sur Mars par le rover Perseverance, l'engin à double rotor a effectué 72 vols, dépassant de loin l'objectif initial de la Nasa, fixé à cinq vols en trente jours.

La mission SkyFall prévoit d'envoyer trois nouveaux hélicoptères sur Mars, dans le cadre d'une mission qui pourrait intervenir dès la fin 2028. Ces appareils seront plus grands et plus lourds qu'Ingenuity et utiliseront une manœuvre inédite pour se poser eux-mêmes sur le sol martien.

Les défis techniques

Les ingénieurs ont dû repenser la conception des hélicoptères pour qu'ils puissent fonctionner dans l'atmosphère ténue de Mars. Les essais récents au Jet Propulsion Laboratory ont poussé les rotors au-delà de la vitesse du son sans les endommager.

Les tests portaient sur les nouvelles pales, plus grandes, destinées à propulser ces hélicoptères dans une atmosphère dont la densité n'atteint que 1 % de celle de l'air au niveau de la mer sur Terre. Cette rareté de l'air impose une contrainte majeure, car un hélicoptère martien doit faire tourner ses rotors bien plus vite que sur Terre.

Et maintenant ?

Les futurs appareils miseront sur des batteries plus grandes pour voler plus longtemps et emporter des instruments plus sophistiqués, capables par exemple de détecter de la glace dans le sol martien. Tout cela suppose des véhicules plus lourds. Franchir le mur du son sans casser le matériel constitue donc un pas de plus vers l'exploitation pleine et entière de ce nouveau mode d'exploration planétaire.

La Nasa développe également un aéronef bien plus imposant, Dragonfly, destiné à Titan, la lune de Saturne. Pesant près d'une tonne, cet engin affrontera paradoxalement moins de difficultés que sur Mars, l'atmosphère de Titan étant plus dense que celle de la Terre.