La préfecture d'Ibaraki, située au nord de Tokyo, a annoncé dans son budget pour l'année 2026 la mise en place d'une enveloppe destinée à rémunérer les personnes signalant la présence de travailleurs étrangers en situation irrégulière, selon le quotidien Sankei Shimbun du 19 février.

Une mesure face à la présence de travailleurs sans papiers

Le gouverneur Kazuhiko Oigawa a justifié cette initiative en soulignant que la préfecture d'Ibaraki était fortement touchée par la présence de travailleurs étrangers travaillant illégalement. En effet, d'après les données de l'Agence de l'immigration, sur les 14 453 travailleurs en situation irrégulière interpellés au niveau national en 2024, près du tiers se trouvaient à Ibaraki, plaçant ainsi la région en tête du classement des préfectures pour la troisième année consécutive.

Une incitation financière pour encourager les dénonciations

Le gouverneur a estimé qu'une mesure forte était nécessaire pour contrer ce phénomène. Ainsi, les personnes alertant les autorités de la présence d'étrangers sans papiers pourraient recevoir une rémunération, fixée à quelques dizaines de milliers de yens. Il est important de noter que cette somme, équivalente à environ 55 euros pour 10 000 yens, ne sera versée que si la dénonciation conduit à l'arrestation des travailleurs concernés par la police.

Des réactions diverses face à cette décision

Cette mesure a suscité des réactions contrastées au sein de la population. Si certains soutiennent cette initiative comme un moyen de lutter contre le travail illégal et de protéger les emplois locaux, d'autres craignent que cela n'encourage une forme de xénophobie ou de délation.

Perspectives et débats à venir

Cette décision de la préfecture d'Ibaraki pose la question des moyens à mettre en place pour lutter contre le travail clandestin tout en respectant les droits des travailleurs étrangers. Les débats autour de cette rémunération des dénonciateurs et de ses potentielles conséquences devraient animer les discussions dans les prochains mois.