La Russie pourrait recevoir 1 000 milliards de roubles, soit plus de 11 milliards d’euros, de recettes pétrolières et gazières en avril, selon Courrier International. Cette augmentation des recettes est due à la hausse des cours du pétrole, conséquence de la guerre au Moyen-Orient. Le journal russe Izvestia, proche du Kremlin, annonce que les recettes fiscales pourraient atteindre leur plus haut niveau depuis mi-2024.

Cette situation est attribuée à la guerre du Golfe et aux réductions de production au Moyen-Orient, qui ont entraîné une hausse de la demande de pétrole russe et de son prix. La société Kasatkin Consulting estime que la tendance devrait se traduire par une augmentation de 60 % des recettes pétrogazières du budget. Le représentant de la société, Dmitri Kassatkine, précise que la taxe sur l’extraction est versée le 28 du mois suivant, et que le prochain versement trimestriel de l’impôt additionnel sur les bénéfices sera perçu en avril.

Ce qu'il faut retenir

  • La Russie pourrait recevoir 1 000 milliards de roubles de recettes pétrolières et gazières en avril.
  • La guerre du Golfe et les réductions de production au Moyen-Orient ont entraîné une hausse de la demande de pétrole russe et de son prix.
  • La société Kasatkin Consulting estime que la tendance devrait se traduire par une augmentation de 60 % des recettes pétrogazières du budget.

Contexte économique

Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, évoque 40 infrastructures clés endommagées au Moyen-Orient, ce qui a contribué à la hausse des cours du pétrole. Le vice-Premier ministre russe, Alexandre Novak, souligne que le pétrole et les produits pétroliers se vendent sur le marché mondial « sans remise, et dans certains cas avec une prime ».

Les principaux acheteurs de pétrole russe sont la Chine, l’Inde et la Turquie. Ekaterina Kossareva, dirigeante de la société de conseil BMT, explique que ces deux premiers pays se partagent quasiment à parts égales la majeure partie des volumes de pétrole russe et se font actuellement concurrence pour ces volumes, ce qui contribue à faire grimper le prix du pétrole russe.

Impact sur l'économie russe

Valeri Andrianov, de l’Université des finances du gouvernement de Russie, met en garde contre l’imprévisibilité du marché. Il rappelle que le cessez-le-feu annoncé en Iran a entraîné une baisse des cours du pétrole, mais que la déclaration du président américain Donald Trump concernant le blocus du détroit d’Ormuz a provoqué une nouvelle hausse.

Il est difficile de prédire l’issue du deuxième cycle de pourparlers américano-iraniens prévu pour le 16 avril, ce qui pourrait entraîner soit un succès, soit une nouvelle escalade des tensions. La situation économique de la Russie est donc très dépendante de ces événements géopolitiques.

Et maintenant ?

Il est important de suivre de près l’évolution de la situation au Moyen-Orient et ses conséquences sur les marchés énergétiques. Les décisions prises par les acteurs clés, tels que les pays producteurs de pétrole et les grandes puissances mondiales, auront un impact direct sur l’économie russe et mondiale.

En conclusion, la Russie profite actuellement de la hausse des cours du pétrole pour renflouer son budget, mais la situation reste fragile et dépendante des événements géopolitiques. Il est essentiel de maintenir une veille économique et géopolitique pour anticiper les conséquences potentielles de ces événements sur l’économie mondiale.