La saison des asperges est en pleine effervescence, avec une récolte abondante qui menace les revenus des producteurs. Selon Franceinfo - Santé, la météo clémente a favorisé la croissance des asperges, mais cela a également entraîné une surproduction qui pèse sur les marchés.
Ce qu'il faut retenir
- La météo clémente a favorisé la croissance des asperges, entraînant une surproduction.
- Les prix sont en chute libre, avec des asperges blanches à 6,80 euros le kilo en moyenne.
- Certains producteurs font de la vente directe aux particuliers pour résister aux prix proposés par les grossistes.
- La saison des asperges doit durer jusqu'à la fin du mois.
Sur un marché parisien, les clients ont le sourire en découvrant leur prix : 6,80 euros le kilo, ou 3 euros la botte de 500 grammes environ. En supermarché, en moyenne, les asperges blanches sont à 10 euros le kilo. Des prix plus bas qu'à l'ordinaire, liés à une surproduction favorisée par une météo clémente.
Les producteurs inquiets
Ludovic Daniaud, producteur de la région du Blayais, récolte de deux à quatre tonnes d'asperges blanches tous les jours. Mais le stock monte, il a du mal à les revendre. « Il y a beaucoup de grossistes qui proposent des prix très bas. A Paris, il y a beaucoup d'asperges qui arrivent de partout. Il faudrait un minimum de 4,50 », assure-t-il.
Les ventes directes
Certains producteurs font de la vente directe aux particuliers, comme dans une coopérative : entre 8 et 12 euros le kilo. Mais au vu du stock à écouler, certains craignent d'être rattrapés par cette baisse des prix. « L'asperge est un produit qui a une durée de vie assez courte et elle se consomme essentiellement fraîche, donc il faut que ça sorte. On freine tout ce qu'on peut, mais à un moment, quand il faut délester un petit peu, on n'a pas le choix que de s'aligner sur ce qui se fait », indique Danièle Chambareau, présidente de l’Association des producteurs d'asperges du Blayais.
Conclusion
La saison des asperges est une opportunité pour les consommateurs de profiter de prix plus bas, mais elle est également une source d'inquiétude pour les producteurs qui voient leurs revenus menacés par la surproduction.