À l’occasion des journées nationales de la schizophrénie, qui se tiennent du 14 au 21 mars, l’association PositiveMinders a lancé une campagne pour déconstruire les stéréotypes autour de la schizophrénie et créer un climat favorisant le dévoilement, c’est-à-dire l’annonce du diagnostic à son entourage, selon nos confrères de Ouest France à la une.

Cette campagne intervient dans un contexte où la schizophrénie reste méconnue et souffre de nombreux stéréotypes, comme cette idée, véhiculée par les films et les séries, qu’un schizophrène aurait plusieurs personnalités. Alors que ce n’est pas le cas, illustre Jean-Christophe Leroy, directeur général de PositiveMinders.

Ce qu'il faut retenir

  • La schizophrénie se manifeste généralement entre 15 et 25 ans.
  • Elle est une pathologie chronique complexe qui se traduit par des symptômes dits positifs (hallucinations, délires), négatifs (isolement, émotivité réduite) et dissociatifs (problèmes de concentration, de mémorisation, de planification).
  • En France, 600 000 personnes vivent avec, soit 1 % de la population.

Les stéréotypes entourant la schizophrénie

Les personnes présentant une schizophrénie intègrent elles-mêmes ces idées reçues, ce qui peut retarder la prise de conscience et le partage de ses symptômes à une personne de confiance ou à un professionnel de santé, par peur du rejet. L’auto-stigmatisation est le frein numéro un à la prise en charge précoce, Jean-Christophe Leroy le précise, en ajoutant que la durée moyenne d’errance diagnostique est d’au moins quatre ans.

Les conséquences de ce retard de prise en soin sur la vie personnelle et professionnelle sont souvent majeures. Même une fois le diagnostic accepté, le tabou peut persister, notamment au travail, où l’employeur n’est pas toujours au courant, illustre le bénévole de PositiveMinders.

La campagne de PositiveMinders

La campagne de PositiveMinders vise à lutter contre les stéréotypes entourant la maladie et à inciter les personnes touchées à se « dévoiler » plus tôt, pour mieux vivre avec. Le clip « Au fait, je suis schizophrène » réalisé par l’association montre un homme qui annonce son diagnostic à sa future épouse, devant l’autel, alors qu’il s’apprête à lui dire « oui » pour la vie.

Ce clip au ton décalé a pour but de déstigmatiser les maladies mentales et de créer un environnement sécurisé et bienveillant pour que les personnes puissent se dévoiler. Le slogan de la campagne, « Aider à en parler, c’est apprendre à écouter », reflète cet objectif.

Et maintenant ?

La campagne de PositiveMinders devrait contribuer à sensibiliser le public à la schizophrénie et à réduire les stéréotypes entourant cette maladie. Il est important que les personnes touchées se sentent en confiance pour partager leur diagnostic et recevoir le soutien dont elles ont besoin. Les prochaines étapes de la campagne devraient inclure la diffusion du clip et la mise en place de programmes de sensibilisation dans les écoles et les entreprises.

En conclusion, la schizophrénie est une maladie méconnue et entourée de stéréotypes, mais des associations comme PositiveMinders travaillent à déconstruire ces idées reçues et à créer un climat favorisant le dévoilement. Il est essentiel de poursuivre ces efforts pour améliorer la vie des personnes touchées par la schizophrénie.