La série « Celeste » met en scène Carmen Machi dans le rôle de Sara Santano, une employée du ministère de l’Administration fiscale espagnole, selon nos confrères de Courrier International. Cette série, diffusée en France sur Arte depuis le 6 mars 2026, a pour objet une enquête sur la situation financière de Celeste, une superstar de la chanson latino-américaine qui passe beaucoup de temps en Espagne.
Le résultat « est un prodige de retenue, d’ellipses et rudesse qui rend hommage à l’esprit tragicomique des séries fiscales », plaisante El País, qui invente ici un nouveau genre. L’intrigue est simple : sont en jeu les 20 millions d’euros qui ont échappé aux caisses de l’État, mais pas seulement. Les conclusions de l’enquête auront aussi un impact sur la réputation de la chanteuse, et le professionnalisme de Santano, à qui on a promis un départ à la retraite en grande pompe, résume El Diario.
Ce qu'il faut retenir
- La série « Celeste » met en scène une inspectrice des impôts espagnole qui mène l’enquête sur une star de la chanson.
- La série est diffusée en France sur Arte depuis le 6 mars 2026.
- Les conclusions de l’enquête auront un impact sur la réputation de la chanteuse et le professionnalisme de l’inspectrice.
La série « Celeste »
La série « Celeste » est une production espagnole qui a conquis les critiques lors de sa sortie fin 2024 en Espagne. Elle est maintenant diffusée en France sur Arte. L’une de ses prouesses est de rendre la bureaucratie sexy, comme le souligne El Confidencial. La série réinvente la figure du bureaucrate comme antihéros des films policiers, avec un personnage féminin, chargé d’espionner la chanteuse fraudeuse fiscale afin de prouver qu’elle a passé plus de six mois en Espagne, et ainsi la contraindre à contribuer au Trésor Public national.
Carmen Machi incarne Sara Santano, l’inspectrice des impôts, avec une grande conviction, comme le précise La Vanguardia. Elle comprend très bien les exigences d’incarner un personnage en apparence insignifiant et pourtant extraordinairement riche dans ses nuances. Elle relève le défi de cet « exercice de style et de ce récit impeccable, qui refuse d’abandonner le réalisme, raison pour laquelle le spectateur sera peut-être surpris face au dénouement ».
Un univers contrasté
La froideur de la bureaucratie contraste avec le milieu de la musique présenté en parallèle. « L’univers coloré et criard de Celeste s’entrechoque avec la fade monochromie du ministère des Finances », décrit El Confidencial. Ce qui contribue à nous tenir en haleine, tout comme son « rythme étonnamment trépidant pour une série de bureau ».
Ou son équilibre entre drame et comédie : les codes du thriller sont appliqués à des situations ordinaires. « L’humour, plus implicite qu’explicite, s’incarne dans les menaces que Sara laisse échapper dans les salons de beauté et restaurants de luxe ; dans le typique voyage aux enfers d’une protagoniste prête à enfreindre sa propre éthique pour accéder à la vérité ; ou encore, dans des situations très ordinaires qui deviennent menaçantes », explique La Vanguardia.
La série « Celeste » est une production qui a su surprendre les critiques et les téléspectateurs avec son intrigue originale et ses personnages bien développés. Il est clair que la série a un grand potentiel, et il est probable que nous en entendions parler encore dans les prochaines semaines.
