Le gouvernement suédois a dévoilé jeudi les conditions de détention des adolescents à partir de 13 ans condamnés pour les infractions pénales graves. Cette réforme est controversée et a été critiquée par la société civile, l'administration pénitentiaire et plusieurs organisations de droits de l'enfant.

Le ministre suédois de la Justice, Gunnar Strömmer, a précisé que les enfants seront séparés des détenus adultes et enfermés dans leur cellule pendant 11 heures la nuit contre 14 pour les adultes. Ils seront scolarisés et auront accès à leur propre cours de récréation, salle de sport et infirmerie.

Le changement de loi sera introduit à titre temporaire pour une durée de cinq ans dans un premier temps. Huit établissements pénitentiaires existants ont été chargés d'aménager des quartiers pour recevoir ces jeunes - condamnés pour meurtres, explosions aggravées... -, trois devant être prêts d'ici le 1er juillet, quand la réforme prendra effet.

Un changement de loi controversé

La Suède lutte depuis plus d'une décennie contre la montée de la violence liée à la criminalité organisée, principalement due à des règlements de comptes entre gangs rivaux et à des luttes pour le contrôle du marché de la drogue. Les enfants sont de plus en plus impliqués dans ces activités, et le gouvernement suédois a décidé d'abaisser l'âge de la responsabilité pénale de 15 à 13 ans.

Cependant, cette réforme est largement critiquée par la société civile, l'administration pénitentiaire et plusieurs organisations de droits de l'enfant. L'association des droits des enfants Bris estime que la réforme est