Des femmes soudanaises vendent des fruits et des légumes dans un camp de déplacés à Adré, au Tchad, le 6 mai 2025.
Ce qu'il faut retenir
- Des ânes chargés de marchandises passent la frontière entre le Soudan et le Tchad sans formalités douanières.
- Plus de 200 000 réfugiés soudanais ont afflué à Adré, une ville tchadienne dépassée par cet afflux.
- Une économie informelle s'est développée entre les deux pays pour survivre en l'absence d'aide humanitaire suffisante.
Un passage sans formalités
Aux premières lueurs du jour, des ânes chargés de marchandises traversent la frontière entre le Soudan et le Tchad sans rencontrer de contrôles douaniers. Du côté tchadien, seuls quelques soldats semblent indifférents à ces va-et-vient.
Adré, ville débordée
La ville d'Adré, au Tchad, accueille plus de 200 000 réfugiés en provenance du Soudan voisin, plongé dans un conflit dévastateur depuis avril 2023. Cette affluence a créé une économie informelle vitale pour la survie des populations en l'absence d'une aide humanitaire suffisante.
Une économie informelle de survie
Avant le conflit, les échanges commerciaux se faisaient essentiellement du Soudan vers le Tchad. Désormais, c'est un flux bidirectionnel, marquant l'émergence d'une économie informelle cruciale pour la survie des populations déplacées.
