La stratégie climatique européenne, basée principalement sur des réductions unilatérales d’émissions, montre des fragilités politiques, sociales et économiques. Les coûts sont supportés nationalement, tandis que les bénéfices dépendent des efforts des autres. Les récents commentaires de Friedrich Merz, chancelier allemand, et de Giorgia Meloni, présidente du conseil italien, sur la révision du système d’échange de quotas d’émissions de l’UE ont contribué à la baisse du prix du carbone en Europe.

Outre-Atlantique, Donald Trump a abrogé les fondements scientifiques et légaux de la réglementation fédérale sur les gaz à effet de serre. Le soutien du public à une politique climatique ambitieuse vacille. L’égoïsme peut l’emporter sur l’altruisme en matière climatique.

Des économistes européens et américains suggèrent de recentrer la politique climatique européenne vers la coopération internationale. Cela réduirait les coûts liés au désavantage concurrentiel des industries nationales et améliorerait l’efficacité des mesures climatiques.

Ce qu'il faut retenir

  • Les coûts nationaux de la stratégie climatique européenne contrastent avec des bénéfices dépendants des autres
  • Donald Trump a abrogé la réglementation fédérale sur les gaz à effet de serre aux États-Unis
  • Des économistes prônent la coopération internationale pour renforcer l'efficacité des politiques climatiques

Des politiques efficaces et des signes encourageants

Le marché de permis d’émission SEQE a significativement réduit les émissions industrielles de l’UE depuis 2005. L’ajustement carbone aux frontières favorise la coopération en incitant les pays exportateurs à fixer un prix carbone chez eux plutôt que de reverser des revenus à l’UE. Le MACF semble encourager la coopération internationale avec une hausse des émissions industrielles mondiales couvertes par des prix carbone en 2025. Plusieurs pays, dont l’Australie, le Royaume-Uni, le Canada et la Turquie, développent leurs propres mécanismes d’ajustement aux frontières.

Le futur de la coopération climatique

Il est crucial de maintenir cette dynamique vertueuse en Europe pour en récolter les fruits dans les années à venir. La coopération internationale apparaît comme un levier essentiel pour une action climatique efficace.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes consisteront à renforcer la coopération internationale en matière climatique et à encourager d'autres pays à adopter des politiques similaires pour atteindre des objectifs communs de réduction des émissions.

En conclusion, la tarification carbone aux frontières de l’Europe, bien que bénéfique, présente des limites qu'il convient de surmonter par une coopération internationale renforcée et une volonté politique commune.