Selon BFM Bourse, le groupe informatique IBM a livré des résultats préliminaires pour son deuxième trimestre nettement inférieurs aux attentes, miné par une migration des dépenses de ses clients vers des technologies d'IA. Ce qui met sous pression l'ensemble du secteur de la tech en Bourse.
La tech a connu un violent coup de bambou, ce mercredi 14 juillet, en Bourse. Aux alentours de 13h, nombre d'actions du secteur ont violemment décroché. Auparavant en léger repli, Capgemini et Dassault Systèmes ont chuté d'une traite, le premier chutant de 3% vers 15h15, le second 3,3%. Le deux titres ont perdu plus de 5% au plus bas de la séance.
Ce qu'il faut retenir
- Les résultats préliminaires d'IBM pour le deuxième trimestre sont nettement inférieurs aux attentes.
- La migration des dépenses de ses clients vers des technologies d'IA met sous pression l'ensemble du secteur de la tech en Bourse.
- Capgemini et Dassault Systèmes ont chuté respectivement de 3% et 3,3% après les résultats d'IBM.
- Les difficultés rapportées par IBM concernent dans une certaine mesure l'ensemble de la tech.
- Le groupe a dégagé des revenus de 17,2 milliards de dollars, en hausse de 1% sur la période.
- Le bénéfice par action a atteint 2,27 dollars contre 2,97 dollars espéré par les analystes.
Contexte et explications
Arvind Krishna, le PDG d'IBM, a déclaré que « Au cours des dernières semaines de juin, nous avons constaté que nos clients réorientaient leurs dépenses d’investissement trimestrielles vers l’achat de serveurs, de solutions de stockage et de mémoire afin de s’assurer de disposer d’infrastructures dont l’offre est limitée, en prévision des hausses de prix attendues ». Il a également ajouté que « De plus, nos clients ont été accaparés au cours du trimestre par des préoccupations en matière de cybersécurité qui ont évolué rapidement et ont touché l’ensemble du secteur ».
Ces conditions exigent de nos équipes une exécution irréprochable, et ce trimestre, nous avons failli à notre tâche. Nous ne nous sommes pas adaptés et n’avons pas agi assez rapidement, et de nombreuses transactions importantes n’ont pas pu être conclues dans les délais prévus, ce qui explique en grande partie notre déficit, a-t-il encore dit.
Conséquences et perspectives
Le marché effectue une « lecture croisée », c'est-à-dire qu'il considère que les difficultés rapportées par IBM peuvent concerner dans une certaine mesure l'ensemble de la tech. Cette déception sur les résultats du groupe ravive les inquiétudes du marché, qui, depuis le début de l'année, redoute que les groupes de logiciels et d'informatiques traditionnels soient menacés d'obsolescence par l'intelligence artificielle.
En conclusion, les résultats décevants d'IBM et leur impact sur la tech à Paris soulèvent des questions sur la capacité du secteur à s'adapter aux défis de l'IA et à maintenir sa croissance à long terme. Les prochaines étapes seront décisives pour l'avenir de la tech et de ses acteurs clés.