La température de surface des océans au niveau mondial a atteint un record pour cette période de l’année, dernier signe que les mers du globe entrent dans ce que les scientifiques décrivent comme un « territoire inconnu », selon Euronews FR. Le 21 juin, la moyenne mondiale a atteint 21,0 °C, selon les mesures réalisées à la fois par le Service Copernicus pour le changement climatique (C3S) et le Service marin Copernicus (CMEMS).
Cette hausse peut paraître marginale, mais de minuscules variations de température suffisent à bouleverser les écosystèmes marins, à contribuer à l’élévation du niveau de la mer et à déclencher des phénomènes météorologiques extrêmes. Si l’apparition de conditions El Niño dans le Pacifique équatorial le 2 juin a contribué à ce record, celui-ci s’inscrit dans une tendance de long terme liée au changement climatique.
Ce qu'il faut retenir
- La température de surface des océans a atteint un record pour cette période de l'année, avec une moyenne mondiale de 21,0 °C le 21 juin.
- Cette hausse est due en partie à l'apparition de conditions El Niño dans le Pacifique équatorial.
- Le réchauffement des océans contribue à l’élévation du niveau de la mer, à la fonte des glaces et à la perturbation des écosystèmes marins.
Impact du réchauffement des océans
Les effets de la hausse des températures de surface de la mer ne se limitent pas aux océans. En réchauffant l’atmosphère, les eaux chaudes donnent davantage d’énergie aux tempêtes et accentuent l’évaporation, ce qui peut entraîner des pluies intenses et des inondations. Le réchauffement des océans contribue également à l’élévation du niveau de la mer et à la fonte des glaces, et met sous pression les écosystèmes marins.
El Niño aggrave encore la situation en injectant davantage de chaleur dans l’atmosphère, en augmentant les températures mondiales et en modifiant les régimes météorologiques à l’échelle du globe. La climatologue Friederike Otto, de l’Imperial College de Londres, avertit qu’une période prolongée au-delà de 1,5 °C menace de déclencher « toute une série d’événements météorologiques extrêmes qui dépasse tout ce que nous avons connu jusqu’à présent ».
Prévisions et conséquences
Cet avertissement fait écho aux récentes projections de l’ONU, qui estiment à 91 % les chances qu’au moins une des cinq prochaines années dépasse le seuil de réchauffement de 1,5 °C que l’Accord de Paris fixait comme limite à ne pas franchir. L’ONU prévoit également 86 % de chances qu’une de ces années dépasse 2024 et devienne l’année la plus chaude jamais enregistrée.
Les scientifiques de Copernicus continuent de suivre la situation afin de déterminer si ce nouveau pic est temporaire ou durable. Carlo Buontempo, directeur du Service Copernicus pour le changement climatique au Centre européen de prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF), explique que « les conditions actuelles pourraient indiquer le début d’une nouvelle phase, qui nous conduirait, une fois encore, vers un territoire inconnu ».
En attendant, il est essentiel de rester informé et de suivre les développements de cette situation. Les citoyens du monde entier devront être préparés à affronter les défis que pose le réchauffement des océans et ses conséquences sur l’environnement et la société.