Face aux vagues de chaleur qui touchent actuellement la France, la question de la température idéale pour travailler se pose avec acuité. Selon BFM Business, il est difficile d'établir une température au-delà de laquelle il faut s'arrêter de travailler, car les facteurs à prendre en compte sont multiples. L'humidité, l'effort physique, l'environnement de travail et la vulnérabilité des salariés doivent être combinés pour fixer des seuils d'alerte efficaces.

Les experts interrogés par l'AFP soulignent que le critère température n'est pas suffisant pour évaluer les risques pour la santé des salariés. Jennifer Shettle, responsable du pôle juridique de l'INRS, insiste sur le fait que « parfois, à 26°C, ce sera nécessaire d'arrêter le travail ».

Ce qu'il faut retenir

  • La température idéale pour travailler dépend de multiples facteurs, dont l'humidité, l'effort physique et la vulnérabilité des salariés.
  • L'INRS juge que les valeurs de 30°C pour une activité sédentaire et 28°C pour un travail physique peuvent servir de repère pour lancer des actions de prévention.
  • L'indicateur Wet Bulb Globe Temperature (WBGT) associe température, taux d'humidité, vitesse du vent et rayonnement du soleil pour évaluer le risque de maladies liées à la chaleur.

Les facteurs à prendre en compte

L'évaluation des risques doit prendre en considération l'humidité, la circulation de l'air, le rayonnement solaire, la charge physique du travail, la tenue, l'état de santé de la personne, son niveau d'acclimatation à la chaleur, les médicaments qu'elle prend, etc. L'humidité constitue un facteur clé, car un fort taux dans l'air réduit l'évaporation de la transpiration et donc le refroidissement du corps.

Les seuils d'alerte de Météo France, sur lesquels un décret de 2025 se fonde pour déclencher des obligations pour les employeurs, sont plus pertinents, car ils prennent aussi en compte la vulnérabilité des territoires.

Les indicateurs de risque

Un récent rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT) note que l'indicateur WBGT est « l'indicateur de stress thermique le plus efficace pour évaluer le risque de maladies liées à la chaleur ». D'autres indicateurs existent, comme l'Humidex, qui combine température et humidité pour calculer une température ressentie.

La température WBGT est utilisée dans plusieurs pays, comme la Belgique, pour déclencher des mesures de protection des travailleurs. L'OIT cite, entre autres, 31,1°C à 32°C en température WBGT au Qatar pour un risque élevé et une température de l'air de 27°C pour des travaux pénibles en Hongrie.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer les conséquences de la canicule sur la santé des travailleurs. Les employeurs devraient prendre des mesures pour protéger leurs salariés, notamment en fournissant des équipements de protection individuelle et en organisant des pauses régulières.

En conclusion, la température idéale pour travailler est un enjeu de santé publique qui nécessite une approche globale, prenant en compte les multiples facteurs qui influencent la santé des salariés. Il est essentiel de trouver un équilibre entre la productivité et la sécurité des travailleurs pour prévenir les maladies liées à la chaleur.