Londres est en ébullition. L'affaire Epstein refait surface et cette fois, elle emporte avec elle un poids lourd de la politique britannique : Peter Mandelson. Oui, celui-là même qui fut ambassadeur à Washington jusqu'en septembre dernier. Le gouvernement de Keir Starmer traverse une véritable tempête après que des documents accablants ont révélé les liens étroits entre Mandelson et le tristement célèbre Jeffrey Epstein.
Une indemnité qui soulève des questions
Alors, de quoi parle-t-on exactement ? Une indemnité de départ, versée à Peter Mandelson, attire les regards. Selon nos confrères, cette somme rondelette - estimée entre 44 000 et 63 000 euros - est désormais au cœur d'une enquête lancée par le gouvernement. Mandelson, qui a quitté son poste en septembre 2025, est soupçonné d'avoir transmis des informations sensibles à Epstein, ce qui pourrait bien compliquer encore un peu plus la situation.
Et ce n'est pas tout. Deux perquisitions ont déjà eu lieu, preuve que la police ne compte pas en rester là. Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette affaire promet de nombreux rebondissements.
Démission fracassante au sommet
Autre coup de théâtre : la démission de Morgan McSweeney, chef de cabinet de Keir Starmer. Pourquoi ? Parce qu'il avait recommandé Mandelson pour le poste d'ambassadeur, malgré les rumeurs persistantes sur ses liens avec Epstein. Dans une déclaration transmise à la BBC, McSweeney admet une erreur de jugement, assumant l'entière responsabilité de cette nomination. Autant dire que cette démission n'arrange pas les affaires du Premier ministre.
Un soutien divisé
Alors que certains appellent à la démission de Starmer, d'autres, comme le ministre du Travail Pat McFadden, lui manifestent leur soutien. Sur les ondes de la BBC, McFadden insiste sur le fait qu'il est important de rester fidèle au Premier ministre, même si cette semaine a été particulièrement éprouvante. De son côté, l'ancien Premier ministre Gordon Brown monte aussi au créneau pour défendre Starmer, affirmant que ce dernier a été trahi par Mandelson.
Un regret éternel
Quant à Peter Mandelson, il se dit profondément désolé. Selon un porte-parole, Mandelson regrette d'avoir cru aux mensonges d'Epstein et de ne pas avoir découvert la vérité à temps pour protéger les victimes. Des mots qui sonnent creux pour certains, mais qui montrent peut-être une certaine prise de conscience tardive.
Alors, que peut-on attendre de cette affaire complexe ? Difficile à dire. Mais une chose est sûre, elle n'a pas fini de faire couler de l'encre.
Keir Starmer est sous le feu des critiques pour avoir nommé Peter Mandelson comme ambassadeur, sur les conseils de son chef de cabinet, malgré les rumeurs de ses liens avec Epstein.
Cette affaire pourrait affaiblir le gouvernement de Keir Starmer, avec des appels à sa démission et une pression politique accrue pour clarifier la situation.
