Le 23 février 2026, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot répondait aux journalistes à Bruxelles, alors que le séisme politique provoqué en France par la mort de Quentin Deranque prenait désormais une dimension internationale. Le jeune membre d’un groupe d’extrême droite était mort samedi 14 février à Lyon après avoir été passé à tabac par des militants d’extrême gauche.
Les remous dans la relation franco-italienne
L’affaire avait déjà occasionné des remous dans la relation franco-italienne à la suite des commentaires de Giorgia Meloni sur le meurtre du jeune homme de 23 ans, qui avaient fortement déplu à Emmanuel Macron. C’est maintenant au tour des États-Unis de s’emparer du sujet.
Vendredi 20 février, l’ambassade américaine a publié sur le réseau social X un message relayant en français un communiqué du département d’État américain. Celui-ci y explique que la mort de Quentin Deranque devrait « tous nous préoccuper ». « L’extrémisme violent de gauche est en hausse et son rôle dans la mort de Quentin Deranque démontre la menace qu’il représente pour la sécurité publique », a déclaré le département d’État américain.
Une forme d’ingérence
Ces déclarations ont été considérées « à juste titre par Paris comme une forme d’ingérence », écrit la Frankfurter Zeitung. La situation politique est électrique en France depuis une dizaine de jours. « Les partis de droite comme de gauche s’efforcent d’instrumentaliser l’affaire pour servir leurs propres intérêts », poursuit le quotidien allemand.
Le point culminant de la tension a été atteint lorsque l’administration Trump a accusé l’extrême gauche d’être responsable de la mort de Quentin Deranque. Cette déclaration a été vivement critiquée par les autorités françaises, qui estiment que cela constitue une ingérence dans les affaires intérieures du pays.
Les réactions attendues
Les réactions à cette affaire sont encore attendues. Le gouvernement français a annoncé qu’il allait prendre des mesures pour lutter contre l’extrémisme violent, tandis que les partis d’opposition exigent des explications sur les circonstances de la mort de Quentin Deranque. La communauté internationale observe avec attention l’évolution de la situation, qui risque de déstabiliser encore davantage le paysage politique français.
Comme le rappelle El País, « le séisme politique provoqué en France par la mort de Quentin Deranque prend désormais une dimension internationale ». Il est à craindre que cette affaire ne soit pas close dans les prochains jours et que les tensions entre les différents acteurs politiques et internationaux ne continuent de s’accentuer.
Le 14 février, un jeune membre d’un groupe d’extrême droite, Quentin Deranque, a été mort à Lyon après avoir été passé à tabac par des militants d’extrême gauche.
Il est clair que les prochaines semaines seront cruciales pour comprendre les conséquences de cette affaire et les mesures que les autorités françaises et internationales prendront pour y répondre.
