Les pays membres de l'Agence internationale de l'énergie ont lancé le déblocage des réserves de pétrole, dont 426 millions de barils, principalement du brut, seront mis à disposition, comme l'a annoncé l'AIE jeudi. Ces stocks libérés, majoritairement du brut, verront en Europe une priorité accordée aux produits raffinés, a précisé l'AIE. Cette décision fait suite à la flambée des prix due aux tensions au Moyen-Orient.

Ce qu'il faut retenir

  • 426 millions de barils de pétrole, principalement brut, seront progressivement mis à disposition par l'AIE.
  • Les stocks libérés visent à apaiser la hausse des prix résultant des troubles au Moyen-Orient.
  • L'AIE regroupe 32 pays membres, dont la France, les États-Unis, le Canada et le Japon, et a pour mission de constituer des réserves stratégiques de pétrole.

Dérives des marchés pétroliers et gaziers

Les récents événements ont fortement impacté les marchés pétroliers et gaziers. Des attaques ont ciblé les sites majeurs de production au Moyen-Orient, notamment deux raffineries au Koweït et le site de production de gaz naturel liquéfié au Qatar, provoquant des dommages importants. Ces incidents ont entraîné une hausse des prix, le baril de Brent se situant autour de 110 dollars jeudi, tandis que le gaz européen a grimpé de 13% en une journée.

Stocks stratégiques et précédents déblocages

L'AIE, créée en 1974 après le premier choc pétrolier, exige de ses membres de maintenir des réserves équivalant à 90 jours d'importations nettes en pétrole brut ou raffiné. Ces réserves ont été utilisées à cinq reprises depuis sa création, notamment avant la guerre du Golfe en 1991 et en 2011 suite aux perturbations des approvisionnements causées par la guerre civile en Libye. En 2022, elles ont été mobilisées deux fois en raison de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Et maintenant ?

La mise à disposition des stocks par l'AIE devrait tempérer la volatilité des prix du pétrole, mais l'évolution de la situation au Moyen-Orient reste à surveiller de près pour anticiper d'éventuelles tensions futures sur les marchés énergétiques.

Les réactions des acteurs internationaux et les prochaines décisions prises dans ce contexte sensible demeurent des éléments à suivre attentivement.