L'armée française est en train d'accélérer sur les essaims de drones, avec un objectif de maturité en 2027 porté par le projet « Pendragon », selon nos confrères de Numerama. Cette technologie, née du biomimétisme, transpose aux robots les règles simples des rassemblements naturels modélisés depuis Craig Reynolds jusqu'à Tamás Vicsek.

Le concept d'essaims de drones est basé sur l'observation de la nature, notamment le comportement des troupeaux et la murmuration des étourneaux. Les scientifiques ont découvert que ces mouvements collectifs sont régis par des règles simples, qui peuvent être appliquées aux robots pour créer des essaims de drones capables de se coordonner et de prendre des décisions de manière autonome.

Ce qu'il faut retenir

  • L'armée française accélère sur les essaims de drones avec l'objectif de maturité en 2027.
  • Le projet « Pendragon » est porté par l'agence ministérielle pour l'intelligence artificielle de défense (Amiad).
  • Les essaims de drones sont basés sur le biomimétisme et la simulation d'agents individuels.

Le contexte

La guerre entre la Russie et l'Ukraine a prouvé l'importance des drones, et l'armée française est consciente qu'il n'y a plus de temps à perdre sur ce genre de technologie. Dans une note de prospective publiée en 2021, l'armée de Terre estimait déjà à « un futur proche » le déploiement d'essaims de drones sur un théâtre d'opérations.

Les essaims de drones offrent plusieurs avantages, notamment la simplicité de mise en œuvre, la robustesse face aux pannes ou perturbations, et les capacités d'adaptation à l'environnement. Cependant, l'obstacle majeur reste l'autonomie collective en environnement réel, où la cohésion (vision, radio, son) alourdit les capteurs et la charge de calcul.

Les défis techniques

Pour évoluer ensemble, les drones doivent être capables de communiquer et de se repérer. Il existe trois principaux moyens actuellement testés pour permettre aux drones de garder leur cohésion : la vision, les ondes radio et le son. Chacun de ces moyens présente des défis techniques, tels que la différenciation du panorama des autres drones, la détection des signatures acoustiques et la gestion des capteurs et de la puissance de calcul.

Les chercheurs travaillent actuellement sur des modèles de mouvement collectif, tels que le modèle de mouvement collectif basé sur la vision primaire, sans recourir aux interdistances. Ce modèle doit être adapté aux drones, des engins qui ont leur propre inertie.

Les applications

Les essaims de drones ont des applications potentielles dans plusieurs domaines, notamment la défense, le spectacle et les parcs de loisirs. Les militaires français sont particulièrement intéressés par cette technologie, qui pourrait leur permettre de disposer de capacités de surveillance et de combat améliorées.

Le monde du spectacle et des parcs de loisirs est également friand de ces nuées de drones, qui pourraient offrir des possibilités d'interaction avec le public. Les essaims de drones pourraient être utilisés pour créer des spectacles aériens, des jeux de lumière et des animations interactives.

Et maintenant ?

L'armée française devrait atteindre l'objectif de maturité en 2027 avec le projet « Pendragon ». Les prochaines étapes consisteront à tester et à valider les essaims de drones dans des environnements réels, puis à les intégrer dans les opérations militaires. Les applications civiles des essaims de drones devraient également se développer dans les prochaines années.

En conclusion, les essaims de drones sont une technologie prometteuse qui pourrait révolutionner la défense et d'autres domaines. Les défis techniques sont encore importants, mais les chercheurs et les militaires travaillent activement pour les surmonter. Les prochaines années devraient voir des avancées significatives dans ce domaine.