Selon nos confrères de Capital, l'armée de Terre française est confrontée à un défi majeur alors que ses lance-roquettes unitaires (LRU) seront bientôt obsolètes dès 2027, souligne BFM Business. Cette situation survient dans un contexte de guerre au Moyen-Orient et de conflit en Ukraine, mettant en lumière la nécessité pour la France de disposer de systèmes d'artillerie modernes capables de résister à une 'guerre à haute intensité'.
Ce qu'il faut retenir
- L'armée française doit remplacer ses lance-roquettes obsolètes d'ici 2027.
- Le lance-roquettes K239 Chunmoo sud-coréen est envisagé comme une option idéale.
- Le choix du remplaçant devra prendre en compte des considérations techniques, géopolitiques et stratégiques.
Une solution intermédiaire nécessaire
Face à cette urgence, un chercheur de l'Institut français des relations internationales (Ifri) propose une stratégie en deux volets : déployer rapidement une solution intermédiaire tout en continuant de préparer le programme national de 'frappe longue portée terrestre' (FLP-T) pour le long terme. Dans cette optique, le lance-roquettes K239 Chunmoo sud-coréen est considéré comme un candidat idéal en raison de son utilisation par plusieurs pays européens, de son interopérabilité avec les partenaires internationaux et de la possibilité de le louer auprès de la Pologne pour accélérer sa mise en service. D'autres alternatives comme le lance-roquettes HIMARS américain ou le PULS développé par Israël et l'Allemagne sont également envisagées.
Considérations à prendre en compte
Le choix du remplaçant des LRU devra se baser sur des critères techniques, de disponibilité, mais aussi sur des considérations géopolitiques et stratégiques. La France souhaite notamment privilégier des systèmes européens dans ses décisions. Il est donc impératif pour l'armée française d'agir rapidement afin de garantir sa capacité de frappe tout en préparant son arsenal pour les années à venir.
