La semaine dernière, l'Assemblée nationale a entamé l'examen d'une proposition de loi visant à créer un droit à l'aide à mourir, une promesse phare du second quinquennat d'Emmanuel Macron, selon Franceinfo - Politique. Les députés ont terminé samedi 27 juin le troisième examen de cette proposition, avant un vote prévu mardi dans l'hémicycle.
Ce texte crée un droit à l'aide à mourir accessible sous conditions à certains malades atteints d'une affection grave et incurable. Plus de 1 800 amendements ont été examinés depuis lundi, dont seulement 23 ont été adoptés, dans une atmosphère parfois surchauffée.
Ce qu'il faut retenir
- La proposition de loi vise à créer un droit à l'aide à mourir pour les malades atteints d'une affection grave et incurable.
- Plus de 1 800 amendements ont été examinés, dont seulement 23 ont été adoptés.
- Le vote est prévu mardi dans l'hémicycle.
Les débats à l'Assemblée
Tout au long de la semaine, partisans et opposants au projet de loi ont ardemment débattu des critères ouvrant le droit à l'aide à mourir, du détail de la procédure, ou encore de la sémantique. Dans la copie finale, les mots 'suicide assisté' et 'euthanasie' ne figurent pas dans le texte, au grand dam de ses détracteurs.
Le député Thibault Bazin (LR) a dit sortir des débats 'avec un certain vertige', estimant les critères 'pas assez stricts', la procédure 'pas assez encadrée', les 'délais trop courts', et regrettant 'des garanties insuffisantes pour les personnes faisant l'objet de mesures de protection'.
Les réactions
Le député RN Christophe Bentz a dit espérer avoir réussi à convaincre 'notamment les députés hésitants et indécis, que par principe de précaution et par principe de prudence, il ne faut pas voter ce texte'. Le rapporteur Philippe Vigier (MoDem) a estimé que 'l'Assemblée nationale a été à la hauteur de sa tâche', disant réserver ses 'pensées aux malades qui attendaient tellement qu'on soit capables d'avoir un nouveau droit à mourir'.
Les prochaines étapes seront cruciales pour déterminer l'issue de cette proposition de loi. Les réactions et les prises de position des différents acteurs politiques seront à suivre de près dans les prochains jours.