Selon BFM Bourse, les comptes annuels du groupe LDC, propriétaire des marques Loué ou Marie, devraient surprendre « très positivement » le marché à l’occasion de leur publication ce mercredi 28 mai après Bourse. Le bureau d’études TP ICAP Midcap mise sur une performance bien orientée, portée par la hausse de la consommation de volaille et des prix plus élevés.
Ce qu'il faut retenir
- Chiffre d’affaires en forte hausse : +15,6 % en données publiées, soit 7,28 milliards d’euros à fin février 2026, dépassant l’objectif initial de 7 milliards.
- Ebitda attendu à 643 millions d’euros, un niveau jugé « très bien orienté » par TP ICAP Midcap, qui anticipe une surprise positive par rapport aux attentes du marché.
- Consommation record de volaille en France : 31,7 kg par habitant en 2025, dont 25,6 kg de poulet, selon ANVOL.
- Valorisation attractive : LDC s’échange à 5,3 fois son Ebitda attendu pour 2026-2027, contre 10 fois pour son concurrent suédois Scandi Standard.
- Objectif de cours à 122 euros maintenu par TP ICAP Midcap, qui confirme son avis à l’achat sur le titre.
Un exercice 2025-2026 marqué par la performance commerciale
LDC, leader français de la volaille, publiera ses résultats annuels ce mercredi 28 mai après la clôture des marchés, dans un contexte où les publications d’entreprises ont perdu en intensité. Le groupe, qui clôture ses comptes à fin février, avait déjà partagé un point d’activité début avril, révélant un chiffre d’affaires en progression de 15,6 % en données publiées, et de 7,6 % à périmètre constant, pour atteindre 7,28 milliards d’euros. Un résultat qui dépasse largement l’objectif initial de 7 milliards fixé par la direction.
Cette performance s’explique notamment par la hausse des ventes de volaille à des prix plus élevés, ainsi que par les acquisitions récentes réalisées à l’international. En 2025, la volaille s’est imposée comme la viande la plus consommée en France, avec une moyenne de 31,7 kg par habitant, dont 25,6 kg de poulet, selon les données de l’association interprofessionnelle ANVOL.
Un Ebitda attendu à 643 millions d’euros, un niveau jugé « très bien orienté »
Dans une note publiée la veille de l’annonce, TP ICAP Midcap se montre particulièrement optimiste quant aux résultats de LDC. Le bureau d’études anticipe un Ebitda de 643 millions d’euros, une estimation qu’il juge « encore prudente » et située dans les « plus hauts du consensus ». Florent Thy-tine, responsable de la recherche actions chez TP ICAP Midcap, souligne que le groupe devrait dépasser ses propres attentes en matière de rentabilité, fixées à près de 560 millions d’euros pour l’exercice.
Plusieurs facteurs expliquent cette confiance. D’une part, les effets prix positifs devraient se poursuivre, notamment sur le second semestre, même si une partie des hausses tarifaires a permis de rémunérer les éleveurs. D’autre part, le groupe bénéficierait d’un mix de ventes favorable, avec une répartition accrue vers des produits plus chers et plus rentables, en ligne avec la bonne tenue des ventes lors des fêtes de fin d’année.
Une marge d’exploitation en progression malgré des défis sectoriels
TP ICAP Midcap intègre dans ses projections une amélioration de 50 points de base (0,5 point de pourcentage) de la marge d’exploitation de LDC, malgré une « rentabilité très dégradée » sur l’activité Traiteur. Pour rappel, l’exercice 2024-2025 avait affiché un Ebitda de 512,6 millions d’euros, avec une marge de 8,1 %. La progression attendue cette année reflète donc une dynamique globale positive pour le groupe.
Florent Thy-tine estime que « les négociations avec la grande distribution ont été satisfaisantes », ce qui renforce sa confiance dans l’amélioration de la rentabilité. « Les effets prix et le mix produit devraient jouer en faveur du groupe », précise-t-il. Par ailleurs, le spécialiste de marché souligne que la valorisation de LDC reste très attractive, à 5,3 fois l’Ebitda attendu pour 2026-2027, contre 10 fois pour son concurrent Scandi Standard.
Un titre en hausse et une recommandation à l’achat maintenue
La confiance de TP ICAP Midcap se traduit par une recommandation à l’achat sur LDC, assortie d’un objectif de cours à 122 euros. Le titre, qui fait « toujours partie de ses top picks pour l’année en cours », a d’ores et déjà profité de cette annonce, progressant de 1,65 % mardi 26 mai sur le marché parisien, dans un contexte globalement difficile. Le CAC 40 enregistrait quant à lui une baisse de 0,07 %, tandis que le SBF 120 reculait de 0,06 %.
Cette performance reflète l’engouement des investisseurs pour un groupe dont les fondamentaux semblent solides, malgré un environnement économique incertain. Les analystes saluent notamment la capacité de LDC à répercuter les hausses de coûts sur ses prix de vente, tout en maintenant une dynamique commerciale positive.
Pour les prochains mois, le groupe devra poursuivre sa stratégie de valorisation accrue de ses produits, tout en gérant les pressions sur les coûts, notamment dans un contexte de volatilité des prix des matières premières. La capacité de LDC à maintenir sa position de leader sur le marché français de la volaille, tout en développant ses activités à l’international, restera un facteur déterminant pour les analystes.
Plusieurs facteurs expliquent cette tendance, selon les données de l’association ANVOL. D’une part, le poulet, viande la plus consommée (25,6 kg par habitant en 2025), bénéficie d’un rapport qualité-prix attractif par rapport à d’autres viandes comme le bœuf ou le porc. D’autre part, les crises sanitaires répétées dans le secteur de la viande bovine (comme la peste porcine africaine) ont pu rediriger une partie de la demande vers la volaille. Enfin, les habitudes alimentaires évoluent, avec une recherche croissante de produits protéinés et faciles à préparer.