Le 29 juin 2026, alors que de nombreux expatriés choisissent de quitter leur pays natal pour chercher un meilleur avenir au Canada, l'histoire de Zina Malas, une Libanaise de 24 ans, vient rappeler que la réalité canadienne peut être bien différente des attentes. Selon Courrier International, Zina Malas a quitté Beyrouth en 2022 pour Montréal, avec l'espoir d'un nouveau départ loin des traumatismes de son enfance, marquée par la guerre et les attentats.
« J'étais désespérée de quitter le Liban. Vivre là-bas était un combat. J'avais l'impression d'avoir perdu ma jeunesse, et j'étais prête à accepter un salaire minimum », confie-t-elle aujourd'hui. Mais la réalité canadienne s'avère rapidement impitoyable. Le marché de l'emploi, qu'elle imaginait plus ouvert, se révèle « absolument horrible ». Malgré une expérience en marketing, médias et développement commercial, elle postule à environ 200 offres sans succès.
Ce qu'il faut retenir
- Zina Malas, une Libanaise de 24 ans, a quitté le Liban pour le Canada en 2022.
- Elle a rencontré des difficultés pour trouver un emploi au Canada, malgré son expérience professionnelle.
- La solitude et le froid ont été des obstacles supplémentaires pour elle.
- Elle est finalement retournée au Liban pour créer sa propre entreprise.
Les défis de l'expatriation
Certaines recruteurs lui ont dit que elle n'avait pas la bonne expérience. Elle se demande si cela était dû à son expérience libanaise ou non canadienne, mais elle avait l'impression que l'on la considérait comme si elle n'avait aucun passé professionnel. Le contraste avec le Liban est frappant : là-bas, il suffisait d'envoyer une candidature, un message sur Instagram pour avoir un entretien le lendemain.
Au Canada, les échanges s'interrompent rapidement, et la culture canadienne, très individualiste, amplifie le sentiment de solitude. Le coût de la vie constitue un autre frein. Malgré un salaire confortable, Zina Malas vit « sans aucune marge » après avoir payé loyer, factures et nourriture, confirmant que la sécurité matérielle ne garantit pas le bien-être.
Un nouveau départ
Finalement, Zina est retournée à Beyrouth en septembre 2025 pour y créer sa société, Tawlé Consultancy, qui accompagne des entreprises en difficulté au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Elle constate : « J'ai lancé l'entreprise au Canada, mais travailler depuis l'Occident me semblait étrange, comme si je disais aux gens quoi faire à distance. Maintenant, je peux m'asseoir avec eux, les aider à trouver de nouvelles idées et sentir que j'ai une influence réelle. »
En conclusion, l'histoire de Zina Malas nous montre que le Canada, souvent considéré comme un pays de rêve pour les expatriés, peut parfois être décevant. Cependant, avec de la détermination et une bonne préparation, il est possible de surmonter les obstacles et de trouver un nouveau départ.