Alors que la consommation de chewing-gum a fortement décliné depuis le début des années 2010 chez les jeunes générations, cette tendance ne s’est pas imposée dans le monde du sport professionnel. Selon Ouest France, footballeurs, rugbymen et basketteurs continuent de mâcher ce produit, souvent perçu comme un moyen d’améliorer leurs performances ou leur concentration. Une habitude qui interroge autant qu’elle semble ancrée dans les vestiaires.

Ce qu'il faut retenir

  • Le chewing-gum reste populaire dans le milieu sportif professionnel, contrairement à son déclin chez les jeunes générations.
  • Footballeurs, rugbymen et basketteurs figurent parmi les sportifs qui adoptent régulièrement cette pratique.
  • Les bienfaits attribués à cette habitude oscillent entre effet placebo et effets physiologiques réels.

Une pratique généralisée dans les vestiaires

Dans les couloirs des stades ou sur les terrains, la scène est devenue presque banale : des joueurs mâchant du chewing-gum pendant les matchs ou les entraînements. Selon Ouest France, cette habitude dépasse les frontières des disciplines sportives. En football, des joueurs emblématiques comme Kylian Mbappé ou Antoine Griezmann ont été observés en train de mâcher leur chewing-gum lors de rencontres internationales. Du côté du rugby, des internationaux comme Antoine Dupont ou Grégory Alldritt n’hésitent pas à adopter ce geste entre deux phases de jeu. Même en basket, où le rythme est particulièrement intense, des stars comme Victor Wembanyama font partie des adeptes.

Cette pratique ne se limite pas à quelques individualités. Elle semble s’être imposée comme une norme collective. Ouest France souligne que les entraîneurs et préparateurs physiques ne découragent pas cette habitude, voire l’encouragent parfois. « C’est une routine qui fait partie de leur routine mentale avant un match », explique un préparateur physique cité par le quotidien. Autant dire que, dans le milieu sportif, le chewing-gum a su résister à l’usure du temps.

Des bienfaits revendiqués, entre mythe et réalité

Les raisons avancées par les sportifs pour expliquer leur attachement au chewing-gum sont multiples. Pour certains, il s’agit avant tout d’un effet placebo, une habitude qui les aide à se concentrer et à réduire leur stress avant une compétition. « Ça me permet de me recentrer, de bloquer les bruits extérieurs », déclare un joueur de rugby sous couvert d’anonymat. D’autres évoquent des effets physiologiques concrets : une meilleure oxygénation grâce à une respiration plus profonde, ou encore une stimulation de la salive qui pourrait faciliter l’hydratation.

Les études scientifiques sur le sujet restent limitées, mais certaines recherches suggèrent que mâcher un chewing-gum pourrait effectivement améliorer la vigilance et réduire la fatigue mentale. Une étude publiée dans le Journal of Sport Sciences en 2020 indiquait que cette pratique augmentait temporairement le flux sanguin vers le cerveau, ce qui pourrait expliquer son attrait pour les sportifs en quête de performance. Cependant, ces bénéfices restent marginaux et ne suffisent pas à expliquer à eux seuls l’engouement persistant pour le chewing-gum dans le sport.

Un phénomène qui dépasse les frontières

Cette habitude n’est pas exclusive au sport français. Aux États-Unis, des légendes comme Michael Jordan ou Tom Brady ont été photographiés mâchant du chewing-gum pendant leurs matchs. En Europe, des joueurs comme Kevin De Bruyne en football ou Fabien Galthié en rugby ont également été associés à cette pratique. Selon Ouest France, cette tendance transcende les cultures sportives et les continents, ce qui en fait un phénomène à part entière.

Pour les fabricants, cette exposition médiatique gratuite représente une aubaine. Les marques de chewing-gum, comme Wrigley ou Mentos, n’hésitent pas à mettre en avant le lien entre leurs produits et la performance sportive dans leurs campagnes publicitaires. « Nos produits sont associés à l’énergie et à la détermination, des valeurs chères aux sportifs », confie un responsable marketing d’une grande marque citée par le journal.

Et maintenant ?

La question reste entière : cette habitude va-t-elle perdurer dans le temps, ou est-elle appelée à disparaître au profit d’autres routines mieux documentées scientifiquement ? Les fédérations sportives pourraient être amenées à étudier plus en profondeur les effets du chewing-gum sur la performance, notamment à l’approche des Jeux Olympiques de 2028 à Los Angeles. Pour l’heure, les joueurs semblent déterminés à garder cette tradition, quitte à alimenter le débat entre placebo et réel bénéfice physiologique.

Une chose est sûre : tant que les résultats suivront, le chewing-gum aura sa place dans les poches des sportifs, entre deux barres énergétiques et une gourde d’eau.

Les études disponibles suggèrent que le chewing-gum peut améliorer temporairement la concentration et réduire le stress grâce à un effet placebo ou à une légère augmentation du flux sanguin cérébral. Cependant, son impact sur la performance physique reste limité et non prouvé scientifiquement.