Le taux de chômage des jeunes en France, toujours supérieur à la moyenne nationale, suscite une nouvelle fois l’inquiétude des acteurs économiques. Pierre Gattaz, président du Medef jusqu’en 2024 et toujours influent au sein du patronat, a dénoncé ce phénomène lors d’une intervention médiatique rapportée par BFM Business le 28 mai 2026. Selon lui, cette situation représente un « scandale » pour l’économie française et appelle à des mesures urgentes.

Ce qu'il faut retenir

  • Le chômage des jeunes en France dépasse toujours largement la moyenne nationale, selon Pierre Gattaz.
  • L’ancien président du Medef a qualifié cette situation de « scandale » lors d’une prise de parole médiatique.
  • Cette déclaration intervient dans un contexte économique marqué par des tensions persistantes sur le marché du travail.
  • Pierre Gattaz a rappelé que le Medef reste mobilisé pour proposer des solutions concrètes.
  • Plusieurs autres sujets économiques, comme la relation Europe-Chine ou le redressement de l’entreprise Duralex, ont également été évoqués ce jour-là.

Un taux de chômage structurel chez les jeunes

Malgré les multiples réformes engagées ces dernières années, le chômage des jeunes en France reste un problème récurrent. En avril 2026, le taux de chômage des 15-24 ans s’établissait à 20,3 %, soit près du double de la moyenne nationale, selon les dernières données disponibles. Cette situation, bien que partiellement expliquée par des facteurs conjoncturels, révèle des faiblesses structurelles dans l’insertion professionnelle des jeunes diplômés et des moins qualifiés. Pierre Gattaz a souligné que ce niveau de chômage « n’est plus acceptable » et qu’il hypothèque l’avenir économique du pays.

Des propositions attendues de la part du patronat

Lors de son intervention, l’ancien président du Medef a rappelé que le Medef travaille activement à des propositions pour réduire ce chômage, notamment via des dispositifs d’alternance et des formations ciblées. Il a également pointé du doigt les rigidités du marché du travail français, qu’il juge trop protecteur pour les salariés en place au détriment des nouveaux entrants. « Nous devons permettre à chaque jeune de trouver sa place dans l’entreprise », a-t-il affirmé, sans préciser de mesures concrètes dans l’immédiat. Selon lui, la clé réside dans une meilleure adéquation entre les compétences enseignées et les besoins des entreprises.

Un contexte économique marqué par d’autres enjeux

Cette déclaration s’inscrit dans un contexte économique particulièrement chargé. Ce 28 mai 2026, plusieurs sujets ont été abordés par les médias économiques, à commencer par la relation entre l’Europe et la Chine, évoquée comme étant en voie d’apaisement. Par ailleurs, l’entreprise Duralex, récemment levée de fonds, s’apprête à être placée en redressement judiciaire, une nouvelle qui a marqué l’actualité ce jour-là. Autant d’éléments qui rappellent la fragilité de certains secteurs industriels français. Pierre Gattaz, toujours actif dans le débat public, a également évoqué d’autres dossiers, comme la fiscalité des carburants ou la réforme des retraites, montrant la diversité des sujets qui préoccupent aujourd’hui le patronat.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines devraient voir le Medef affiner ses propositions pour lutter contre le chômage des jeunes, probablement en coordination avec le gouvernement. Une réunion est d’ailleurs prévue en juin 2026 entre les représentants du patronat et les ministres concernés pour évoquer les pistes de réforme. Reste à savoir si ces discussions aboutiront à des mesures concrètes, comme une extension des contrats d’apprentissage ou une refonte des aides à l’embauche. Pour l’instant, le chômage des jeunes reste un sujet de préoccupation majeure, tant pour les entreprises que pour les pouvoirs publics.

D’autres pistes, comme une meilleure orientation des jeunes vers les filières porteuses ou une simplification des démarches administratives pour les créateurs d’entreprise, pourraient également être explorées. En attendant, le débat sur l’emploi des jeunes promet de rester au cœur des préoccupations économiques pour les mois à venir.

Les causes sont multiples : inadéquation entre la formation et les besoins des entreprises, rigidités du marché du travail, manque d’expérience des jeunes diplômés, et parfois des effets de seuil dans les aides à l’embauche. Le Medef pointe également du doigt un système de protection sociale jugé trop protecteur pour les salariés en poste, ce qui peut décourager les embauches de jeunes sans expérience.