Le gouvernement a récemment annoncé que les aides aux filières en difficultés et aux travailleurs modestes grands rouleurs coûteront 180 millions d'euros en mai, contre 150 millions le mois précédent, selon le ministre des Comptes publics, David Amiel. Face à la hausse persistante des prix des carburants, des mesures ont été prises pour soutenir les secteurs les plus vulnérables, notamment trois millions de travailleurs modestes grands rouleurs.
Ce qu'il faut retenir
- Coût des aides carburants en mai estimé à 180 millions d'euros, en hausse de 30 millions par rapport à avril
- Réduction moyenne de 20 centimes d'euros par litre pour trois millions de travailleurs modestes grands rouleurs
- Aides reconduites ou renforcées pour les pêcheurs, agriculteurs et transporteurs en mai
- Coût total de la crise évalué à 6 milliards d'euros à ce jour
Des mesures d'aide ciblées
Le dispositif 'grands rouleurs' annoncé récemment consiste en une réduction de 20 centimes d'euros par litre pour trois millions de travailleurs modestes, sous certaines conditions précisées par le ministre de l'Économie, Roland Lescure. Parallèlement, les aides pour les pêcheurs et agriculteurs seront maintenues voire renforcées en mai. Les pêcheurs bénéficieront d'une augmentation des aides pour le GNR, passant de 20 à entre 30 et 35 centimes par litre, tandis que les agriculteurs verront une prise en charge triplée par rapport à avril, avec 15 centimes d'euros par litre de GNR.
Adaptation aux circonstances changeantes
Le ministre David Amiel a souligné que le coût total de la crise s'élève à 6 milliards d'euros jusqu'à présent, avec des ajustements réguliers prévus en fonction de l'évolution de la situation géopolitique. Pour faire face à cette facture, des mesures d'économies de même ampleur ont été annoncées, impliquant des gels de crédits ministériels et une contribution de la Sécurité sociale.