Selon Franceinfo - Politique, le député Sébastien Delogu, figure du groupe La France Insoumise (LFI) à l'Assemblée nationale, a déposé plainte pour violences et menaces de mort après une agression survenue à Marseille dans la soirée du lundi 25 mai 2026. Cet incident intervient dans un contexte marqué par des tensions persistantes autour de ses prises de position pro-palestiniennes, régulièrement contestées par ses détracteurs qui lui reprochent des propos jugés ambigus sur l'antisémitisme.
Ce qu'il faut retenir
- Sébastien Delogu, député LFI, a déposé plainte pour violences et menaces après une agression à Marseille le 25 mai 2026.
- Son agresseur, un automobiliste, lui aurait crié « Am Israel hai », craché sur son véhicule et sur lui, avant de le menacer de mort.
- L'incident s'inscrit dans une série de tensions autour des positions pro-palestiniennes de Delogu, souvent critiquées pour leur supposée proximité avec des relents antisémites.
- Delogu a déclaré à l'AFP être « très perturbé » par cette nouvelle affaire, tout en confirmant sa plainte.
- Un contexte plus large inclut des révélations récentes sur des opérations d'ingérence numérique étrangère visant LFI lors des municipales 2026.
Une agression en pleine rue marseillaise
L'incident s'est produit dans le centre-ville de Marseille, alors que le député circulaire en voiture avec deux passagers. Selon la plainte consultée par l'AFP et citée par Franceinfo - Politique, un automobiliste s'est arrêté à la hauteur du véhicule de Sébastien Delogu, dont la vitre était baissée. L'homme aurait immédiatement lancé « Am Israel hai » (« le peuple d'Israël vit » en hébreu), avant d'insulter le député et de lui reprocher de ne pas aimer les Juifs.
Brutalement, l'agresseur aurait craché sur le véhicule, puis directement sur Sébastien Delogu. Les passagers présents dans la voiture ont également été pris à partie. L'homme aurait ensuite proféré des menaces de mort à l'encontre du député, avant de s'éloigner. Sébastien Delogu a précisé à l'AFP avoir été « très perturbé » par cet incident, qu'il relie directement à ses prises de position publiques sur la question israélo-palestinienne.
Un climat politique déjà tendu
Sébastien Delogu, connu pour ses positions résolument pro-palestiniennes, est une figure régulièrement contestée au sein de la classe politique française. Ses détracteurs, notamment à droite et à l'extrême droite, lui reprochent depuis des années d'entretenir une ambiguïté sur la question de l'antisémitisme, en raison de certaines formulations ou alliances au sein de LFI. Ces critiques se sont encore intensifiées ces derniers mois, à l'approche des élections municipales de 2026.
Selon Franceinfo - Politique, cet incident survient dans un contexte où les services de l'État ont identifié une société israélienne parmi les responsables d'une opération d'ingérence numérique étrangère visant LFI lors des municipales 2026. Cette révélation, publiée le 25 mai 2026, ajoute une dimension géopolitique à l'affaire, bien que le lien direct avec l'agression de Delogu n'ait pas encore été établi officiellement.
« Je suis très perturbé par cette nouvelle affaire, qui s'inscrit dans une série de violences et de menaces liées à mes engagements. »
— Sébastien Delogu, député LFI
Des réactions attendues dans les prochains jours
Sébastien Delogu a confirmé son dépôt de plainte auprès de l'AFP et a indiqué que les forces de l'ordre avaient été saisies de l'affaire. Aucune arrestation n'a encore été signalée à ce stade, mais les investigations sont en cours pour identifier l'auteur des faits. La justice devra notamment déterminer si les propos tenus et les actes commis relèvent de l'incitation à la haine ou de menaces aggravées.
Du côté de LFI, plusieurs élus ont déjà réagi en condamnant fermement l'agression. Le parti a appelé à une mobilisation pour protéger ses représentants, alors que les tensions autour de la question israélo-palestinienne continuent de diviser l'opinion publique et la classe politique. Une conférence de presse est prévue cette semaine pour faire un point sur la situation.
La question des tensions autour des questions de mémoire et de conflits internationaux reste donc au cœur des débats, alors que la France s'apprête à vivre plusieurs échéances électorales dans les mois à venir.
Les autorités judiciaires doivent désormais instruire la plainte déposée par le député. Si l'auteur des faits est identifié, il sera convoqué pour répondre des charges de violences, menaces de mort et éventuellement d'incitation à la haine. Les enquêteurs devront notamment analyser les vidéosurveillances disponibles et recueillir les témoignages des passagers présents dans le véhicule.