Le FC Versailles, qui évolue en National, l’échelon inférieur à la Ligue 2, depuis la saison 2022-2023, ne peut pas jouer dans sa ville, une situation insupportable pour le club, selon nos confrères de RMC Sport. Le club veut rentrer à la maison et cesser d’être une exception, étant le seul club parmi les 54 équipes professionnelles des trois premières divisions françaises à ne pas pouvoir évoluer dans sa ville.
Depuis plusieurs saisons, les supporters versaillais sont contraints de se déplacer hors de leur commune pour supporter leur équipe « à domicile ». D’abord au Stade Jean-Bouin dans le 16e arrondissement de Paris pendant plus de deux saisons, puis un passage à Chambly (Oise), un déplacement lointain et difficilement accessible pour les supporters. Aujourd’hui, les matchs se jouent au Stade Georges-Lefèvre, à Saint-Germain-en-Laye (ancien camp d’entraînement du Paris Saint-Germain), une enceinte ne disposant que de 233 places couvertes.
Ce qu'il faut retenir
- Le FC Versailles ne peut pas jouer dans sa ville depuis la saison 2022-2023.
- Le club est le seul parmi les 54 équipes professionnelles des trois premières divisions françaises à ne pas pouvoir évoluer dans sa ville.
- Les supporters versaillais sont contraints de se déplacer hors de leur commune pour supporter leur équipe « à domicile ».
- Le club veut rentrer à la maison et cesser d’être une exception.
Le contexte
Cette situation intervient pourtant dans un contexte de forte croissance pour le club : une hausse de 300 000 abonnés sur les réseaux sociaux en deux ans, une 5e place en championnat National, et une visibilité médiatique accrue grâce aux partenaires et à une série documentaire diffusée sur Canal+.
Le retour à Versailles passerait logiquement par le Stade Montbauron, stade historique du club et équipement municipal capable d’accueillir jusqu’à 5700 spectateurs. Mais le dossier se heurte à un obstacle majeur : les règles d’urbanisme et de protection du patrimoine dans la ville royale.
Les obstacles
Situé à proximité du Château de Versailles, le site se trouve dans un périmètre patrimonial particulièrement surveillé. Les projets d’aménagement y sont soumis à l’avis des Architectes des Bâtiments de France, chargés de préserver l’intégrité visuelle et architecturale des abords du château. Principale contrainte, d’après le directeur général du club Fabien Lazare : la hauteur des installations.
« La ville de Versailles a un patrimoine protégé. Les projets sont examinés dans un périmètre d’environ 5 km autour du Château, notamment pour préserver les vues et l’architecture du site », a précisé Fabien Lazare. L’installation de structures d’éclairage, indispensables pour accueillir des matchs officiels en soirée, est ainsi devenue le principal point de blocage.
La solution
En 2023, une première solution avait pourtant obtenu un feu vert technique. Les Architectes des Bâtiments de France avaient accepté la construction de mâts d’éclairage de 18 mètres. Mais le projet n’a finalement jamais vu le jour. « Tout avait été validé et le permis de construire déposé. Mais le dernier jour, un recours de riverains de la colline de Montbauron a fait capoter l’opération », se souvient Fabien Lazare.
Conscient de l’importance du projet pour sa vitalité, le club a dévoilé aujourd’hui une alternative technologique plus discrète : quatre mâts d’éclairage télescopiques de 15 mètres de hauteur. « Des coupe-flux, des LED, des choses qui permettent de réduire le halo lumineux pour l’orienter seulement sur le terrain » sont également à l’étude pour limiter la pollution visuelle.
Le FC Versailles espère que les autorités vont prendre en compte son projet et lui permettre de rentrer à la maison. Les supporters versaillais attendent avec impatience le jour où ils pourront à nouveau soutenir leur équipe dans leur ville.
