Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les prix du pétrole et du carburant ont connu une hausse significative, affectant ainsi de nombreux secteurs économiques, notamment la pêche et la restauration. Selon BFM Business, les pêcheurs britanniques sont particulièrement touchés par cette augmentation, ce qui pourrait avoir des conséquences sur la production de fish and chips, un plat typiquement britannique.
Au Royaume-Uni, les pêcheurs doivent faire face à une augmentation considérable du coût du diesel pour leurs navires. Le capitaine Peter Bruce, propriétaire du Budding Rose, a déclaré à l'AFP que son dernier voyage en mer du Nord pour pêcher de l'églefin et du cabillaud a coûté 10 000 livres de diesel, contre 5 000 livres avant la guerre. Cette augmentation des coûts pourrait se répercuter sur le prix du poisson, même si les pêcheurs vendent leur production aux enchères à Peterhead, l'un des principaux marchés de poissons du Royaume-Uni.
Ce qu'il faut retenir
- L'explosion des prix du carburant affecte la pêche et la restauration au Royaume-Uni.
- Les pêcheurs britanniques sont touchés par l'augmentation du coût du diesel pour leurs navires.
- Le fish and chips, un plat typiquement britannique, pourrait être affecté par cette augmentation des coûts.
Les conséquences pour les pêcheurs et les restaurateurs
Les pêcheurs et les restaurateurs sont inquiets pour l'avenir de leur activité. Andrew Crook, patron d'un Fish and Chips dans le Lancashire et président de la Fédération nationale des vendeurs de poisson frit (NFFF), a déclaré à l'AFP que les restaurateurs subissent une forte pression due aux prix exorbitants du poisson, aux prix de l'énergie et aux salaires qui montent sans cesse. Les difficultés ne viennent pas seulement de la guerre au Moyen-Orient, mais également des règles plus strictes en matière de pêche pour préserver les espèces et des suites de la guerre en Ukraine, qui a déjà fragilisé le secteur.
Les restaurateurs cherchent des parades pour ne pas avoir à augmenter les prix, comme remplacer les poissons classiques par des choix moins coûteux, tels que le colin d'Amérique du Nord ou le merlu d'Afrique du Sud, ou diminuer les portions. Andrew Crook propose son fish and chips à 11,45 livres (environ 13 euros) et affirme que les restaurateurs essayent de protéger les consommateurs en ne voulant pas augmenter les tarifs pour l'heure.
Les enjeux pour l'avenir du fish and chips
Le fish and chips est un plat populaire né dans les années 1860, jadis servi dans du papier journal. Il existe environ 10 500 restaurants Fish and Chips au Royaume-Uni, selon des données de l'organisme public Seafish remontant à 2024, soit davantage que l'ensemble des neuf enseignes de restauration les plus populaires, dont KFC, McDonald's et Pizza Hut. La période de Pâques est un moment important pour les acteurs de cette filière, avec des clients jusqu'à deux fois plus nombreux le Vendredi saint dans certains restaurants.
Les professionnels s'inquiètent également d'une potentielle flambée des prix de l'huile de friture et de la pomme de terre, due à l'envolée du prix des engrais, dont 30% de la production mondiale transite normalement par le détroit d'Ormuz, aujourd'hui quasi fermé. Les restaurateurs doivent trouver des solutions pour maintenir leur activité et protéger les consommateurs, tout en faisant face à ces nouveaux défis.
En conclusion, l'explosion des prix du carburant due à la guerre au Moyen-Orient a des conséquences importantes pour les pêcheurs et les restaurateurs au Royaume-Uni, notamment pour la production de fish and chips. Les professionnels doivent trouver des solutions pour maintenir leur activité et protéger les consommateurs, tout en faisant face à ces nouveaux défis.
