Le gouvernement a annoncé jeudi 23 avril un projet de loi sur le logement qui prévoit un recul sur l'interdiction de location des logements passoires F et G, selon BFM Immo. Selon ce projet, les propriétaires de ces logements pourraient les louer sous condition de réalisation de travaux de rénovation énergétique dans les trois à cinq ans.
Ce qu'il faut retenir
- Le gouvernement a annoncé un projet de loi sur le logement qui prévoit un recul sur l'interdiction de location des logements passoires F et G.
- Les propriétaires de ces logements pourraient les louer sous condition de réalisation de travaux de rénovation énergétique dans les trois à cinq ans.
- Le gouvernement estime que cette mesure pourrait permettre de maintenir ou de remettre sur le marché locatif 650.000 à 700.000 logements d'ici à 2028.
- Les interdictions de location des logements classés G sont déjà en vigueur depuis le 1er janvier 2025, tandis que celles des logements classés F devraient intervenir au 1er janvier 2028.
- Les fédérations professionnelles de l'immobilier saluent cette mesure, qui serait un geste en faveur des propriétaires de logements passoires.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a expliqué que le gouvernement souhaite permettre aux propriétaires de logements passoires de continuer à toucher des revenus locatifs, tout en encourageant la rénovation énergétique de ces biens.
« Le niveau d'ambition était le bon, mais il faut être pragmatique et raisonnable », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Le gouvernement s'appuie sur une mesure initialement proposée par la sénatrice du Pas-de-Calais, Amel Gacquerre, qui suggérait de remettre les biens classés G sur le marché en échange de la fourniture d'un contrat de travaux signé avec un artisan.
« Cette mesure revient en réalité à suspendre le principal levier efficace : l’obligation progressive de de rénovation des passoires thermiques », estime le collectif Rénovons.
La perspective de remettre des biens « F et G » sur le marché locatif est saluée par les fédérations professionnelles de l'immobilier, mais soulève également des questions et des inquiétudes quant à la capacité des propriétaires à réaliser les travaux de rénovation énergétique dans les délais fixés.