Jeudi 19 mars, quatre ministres français se sont réunis pour discuter des arrêts de travail, selon nos confrères de Capital. Cette réunion vise à trouver des solutions pour réguler les arrêts de travail, qui coûtent environ 11 milliards d'euros par an à la Sécurité sociale.
Le Premier ministre, Élisabeth Borne, a réuni David Amiel, chargé des Comptes publics, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, et Sébastien Martin, ministre de l'Industrie, pour aborder ce sujet. Cette réunion est la deuxième de l'année, la première ayant eu lieu le 4 mars dernier.
Ce qu'il faut retenir
- Le gouvernement français souhaite réguler les arrêts de travail pour réaliser des économies.
- Les arrêts de travail coûtent environ 11 milliards d'euros par an à la Sécurité sociale.
- Le plafonnement de la durée des arrêts de travail à 30 jours devrait entrer en vigueur d'ici septembre.
- Les pistes pour réaliser des économies sur les indemnités journalières sont encore peu claires.
- La réunion se tient dans le contexte de l'examen d'un projet de loi contre la fraude sociale.
Le contexte
La réunion se tient quelques heures après l'annonce par la Direction de la Sécurité sociale de l'état des comptes de la Sécu. Son déficit s'élève à 21,6 milliards d'euros en 2025, et à 15,9 milliards d'euros pour la branche maladie seulement.
Ce déficit important pousse le gouvernement à chercher des solutions pour réduire les coûts. Les arrêts de travail sont donc dans le viseur du gouvernement, qui souhaite réguler leur durée et réduire les indemnités journalières.
Les mesures envisagées
La mesure la plus concrète pour le moment est le plafonnement de la durée des arrêts de travail à 30 jours, qui devrait entrer en vigueur d'ici septembre. Les renouvellements seront possibles dans la limite de deux mois.
Cependant, les pistes pour réaliser des économies sur les indemnités journalières sont encore peu claires. Le gouvernement devra donc trouver des solutions pour réduire ces coûts sans pénaliser les salariés qui sont réellement malades.
Les réactions
Certaines mesures en discussion au sein du gouvernement ont déjà fait l'objet de vives critiques des médecins, qui considèrent être visés en tant que « sur-prescripteurs » d'arrêts maladie. Après une grève, le gouvernement avait finalement reculé.
Il reste donc à voir comment le gouvernement va gérer ce dossier sensible, qui concerne à la fois les salariés, les médecins et la Sécurité sociale.
En conclusion, le gouvernement français se penche sur les arrêts de travail pour réaliser des économies, mais il devra trouver des solutions pour ne pas pénaliser les salariés qui sont réellement malades. Les prochaines semaines seront donc importantes pour suivre les développements de ce dossier.
