La province de l'Alberta au Canada a récemment présenté un projet de loi visant à limiter l'accès à l'aide médicale à mourir (AMM) uniquement aux personnes dont le décès naturel est jugé raisonnablement prévisible par un médecin ou une infirmière praticienne. Cette initiative, portée par la première ministre Danielle Smith du Parti conservateur uni, vise à restreindre l'AMM aux cas où la mort est envisageable dans un avenir proche.
Ce qu'il faut retenir
- L'Alberta propose de restreindre l'accès à l'aide médicale à mourir aux seules personnes dont le décès naturel est jugé raisonnablement prévisible.
- Le projet de loi prévoit d'interdire l'AMM aux personnes dont le seul problème médical est une maladie mentale.
- Une commission parlementaire se prononcera le mois prochain sur l'élargissement de la procédure aux personnes souffrant de troubles mentaux dès mars 2027.
Contexte de l'AMM au Canada
L'aide médicale à mourir est légale au Canada depuis 2016 pour les personnes en fin de vie. En 2021, cette possibilité a été étendue aux individus atteints d'une maladie grave et incurable, même en l'absence d'une mort imminente. Alors que la France et le Royaume-Uni envisagent des réformes similaires, le Canada se dirige vers une nouvelle expansion de cette pratique.
Réactions et controverses
Le chef de l'opposition Pierre Poilievre a exprimé son soutien à l'initiative albertaine, soulignant ses réserves concernant l'extension de l'AMM à des personnes souffrant de troubles mentaux. De son côté, Inclusion Canada a approuvé le projet de loi, demandant à ce que l'admissibilité à l'AMM soit limitée aux individus en fin de vie, excluant ceux avec des problèmes de santé mentale ou les mineurs matures.
En conclusion, le débat sur l'aide médicale à mourir continue de susciter des controverses au Canada, avec des positions divergentes sur son extension à de nouveaux cas médicaux.
