Le gouvernement italien a récemment annoncé son intention de ramener totalement Telecom Italia sous son giron. Poste Italiane, une entreprise publique contrôlée par l'État, a lancé une offre publique d'achat (OPA) sur Telecom Italia d'une valeur d'environ 10,8 milliards d'euros. Cette démarche vise à acquérir la totalité des actions de l'opérateur d'ici la fin de l'année, dans le but de le retirer de la Bourse de Milan. L'offre, combinant numéraire et titres de Poste Italiane, valorise chaque action de Telecom Italia à 0,635 euro, offrant une prime de 9,01 % par rapport au cours de clôture du 20 mars.

Ce qu'il faut retenir

  • Le gouvernement italien cherche à reprendre le contrôle total de Telecom Italia via une OPA lancée par Poste Italiane.
  • L'offre d'environ 10,8 milliards d'euros vise à acquérir toutes les actions de Telecom Italia et à le retirer de la Bourse de Milan.
  • Chaque action de Telecom Italia est valorisée à 0,635 euro, offrant une prime de 9,01 % par rapport au cours de clôture du 20 mars.

Contexte historique et politique

Cette démarche intervient vingt-sept ans après la privatisation de Telecom Italia. Elle reflète la volonté de Giorgia Meloni, présidente d'extrême droite du conseil italien, de protéger les entreprises stratégiques du pays. Telecom Italia était depuis longtemps une cible potentielle pour l'État italien, et après des luttes pour son contrôle, c'est Poste Italiane qui est devenu son premier actionnaire en rachetant une partie du capital détenu par le groupe Vivendi en mars 2025.

Réactions et enjeux

Cette initiative soulève des interrogations et des débats quant à l'influence croissante de l'État dans le secteur des télécommunications en Italie. Si certains voient cette prise de contrôle comme un moyen de protéger les intérêts nationaux, d'autres s'inquiètent de potentielles implications sur la concurrence et l'innovation dans le secteur.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes consisteront probablement en l'examen de l'offre par les actionnaires de Telecom Italia et les autorités de régulation. Il sera intéressant de suivre l'évolution de cette situation et ses potentielles répercussions sur le marché des télécommunications en Italie.