Selon BFM Business, le gouvernement va présenter courant avril de nouvelles mesures sur les arrêts de travail, dont l'indemnisation a coûté plus de 12 milliards d'euros à la Sécu en 2025. Depuis deux ans, les indemnités journalières versées par l'Assurance maladie sont pris pour cible par les différents locataires de Matignon, en quête d'économies substantielles.

C'est presque devenu un feuilleton. Voilà un mois que le gouvernement mijote un nouveau plan d'économies sur les arrêts de travail, encore jugés bien trop coûteux pour la Sécu. Depuis début mars, le Premier ministre Sébastien Lecornu a en effet réuni à plusieurs reprises les ministres de la Santé, Stéphanie Rist, des Comptes publics, David Amiel, du Travail, Jean-Pierre Farandou et de l'Industrie, Sébastien Martin, pour réfléchir à mieux réguler les dépenses relatives aux arrêts de travail... Encore. Et ce, sans concerter ni les syndicats, ni le patronat. Pas même les associations de patients qui craignent le pire pour les malades.

Ce qu'il faut retenir

  • Le gouvernement va présenter de nouvelles mesures sur les arrêts de travail en avril.
  • Les indemnités journalières ont coûté plus de 12 milliards d'euros à la Sécu en 2025.
  • Le gouvernement a déjà pris des mesures pour limiter la durée des arrêts de travail et renforcer les contrôles.

Les mesures déjà prises

En 2024, la durée des arrêts de travail prescrits dans le cadre d'une téléconsultation est limitée à trois jours. Au-delà, ils ne sont pas remboursés par l'Assurance maladie, sauf si l'arrêt est prescrit par le médecin traitant ou la sage-femme référente. Un an plus tôt, le gouvernement alors dirigé par Élisabeth Borne avait même tenté, en vain, d'aller plus loin que la réglementation actuellement en vigueur.

Depuis juillet 2024, le gouvernement a aussi renforcé les contrôles des arrêts maladie. Un décret a en effet avalisé la possibilité, pour l'employeur, de mandater un médecin afin d'effectuer une contre-visite au domicile ou lieu de repos d'un salarié en arrêt de travail. Concrètement, l'entreprise est en mesure de procéder de la sorte s'il verse des indemnités complémentaires à celles de la Sécurité sociale, comme le prévoient certaines conventions collectives.

Les pistes pour le nouveau tour de vis

Plusieurs scénarios circulent déjà en coulisses. Comme des mesures d'économies ciblées sur les arrêts maladie de longue durée, en renforçant le recours au mi-temps thérapeutique. Si les arrêts sont peu fréquents, à savoir 25% des prescriptions, ils pèsent 82% de la dépense d'indemnités journalières. Les arrêts courts pourraient toutefois ne pas être épargnés. Notamment par un nouveau coup de rabot au plafond des indemnités journalières. Ou bien par un allongement de la carence, un sujet épineux qui revient souvent dans le débat relatif à la régulation des dépenses d'indemnités journalières de la Sécu.

Et maintenant ?

Le gouvernement devrait présenter ses nouvelles mesures sur les arrêts de travail d'ici la fin du mois d'avril. Il reste à découvrir ce que le gouvernement a en tête pour maîtriser davantage les dépenses relatives aux arrêts maladie. Les prochaines semaines seront donc cruciales pour déterminer l'impact de ces mesures sur les salariés et les employeurs.

En conclusion, le gouvernement est déterminé à prendre des mesures pour limiter les dépenses relatives aux arrêts de travail. Il est important de suivre de près les développements sur ce sujet pour comprendre les implications pour les salariés et les employeurs.

Le gouvernement veut prendre des mesures pour limiter la durée des arrêts de travail et renforcer les contrôles pour réduire les dépenses relatives aux indemnités journalières.