Selon nos confrères de Le Monde, le gouvernement a surmonté deux motions de censure déposées par le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI) pour protester contre la publication par décret de la feuille de route énergétique du gouvernement, mercredi 25 février 2026. Cette décision intervient après trois ans d'intenses débats et d'innombrables reports sur la stratégie énergétique du pays.

Ce débat a eu lieu à l'Assemblée nationale à Paris, où le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Sébastien Lecornu, a assisté au vote de ces deux motions de censure. Le premier ministre avait fait de l'examen de ces motions un préalable au remaniement gouvernemental, invoquant le « respect du Parlement ».

Ce qu'il faut retenir

  • Le gouvernement a surmonté les deux motions de censure déposées par le RN et LFI.
  • La motion de censure « insoumise » a recueilli 108 voix, loin des 289 nécessaires pour faire tomber le gouvernement.
  • La motion de censure du RN a obtenu 140 voix, dont celles de ses alliés du groupe ciottiste et d'une députée du groupe Droite républicaine.
  • Le gouvernement a publié par décret sa feuille de route énergétique, mettant l'accent sur la relance de la consommation d'une électricité décarbonée, notamment d'origine nucléaire.
  • La programmation pluriannuelle de l'énergie a acté un moindre déploiement de l'éolien terrestre et du solaire.

Les réactions des partis

Les orateurs RN et LFI ont tous deux dénoncé le choix du gouvernement d'en passer par un décret plutôt qu'une loi pour mettre en œuvre sa programmation pluriannuelle de l'énergie. Jean-Philippe Tanguy (RN) a fustigé la décision, la qualifiant de « dérive illibérale totale ».

Maxime Laisney (LFI) a renchéri, qualifiant cette démarche de « nouvelle sorte de 49.3 que vous imposez au pays ». Le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, s'est défendu, voyant dans ces motions « la démonstration d'un désordre politique inutile » et a souligné que « renverser un gouvernement ne produira pas un mégawattheure ».

Les enjeux énergétiques

Le gouvernement a mis l'accent sur la relance de la consommation d'une électricité décarbonée, notamment d'origine nucléaire, en remplacement des énergies fossiles coûteuses à importer. Cependant, cette décision a été critiquée par les partis de gauche, qui estiment que cela pourrait freiner le développement des énergies renouvelables et accroître la dépendance du pays aux énergies nucléaires.

Le Parti socialiste a affirmé ne pas vouloir « renoncer à lancer de nouvelles capacités nucléaires », estimant que cela ferait peser « un risque majeur sur notre sécurité d'approvisionnement ». Les débats ont mis en lumière les désaccords profonds entre les partis sur la stratégie énergétique à adopter pour répondre aux défis climatiques et assurer la sécurité énergétique du pays.

Et maintenant ?

Après ce vote, le gouvernement devra continuer à travailler sur sa feuille de route énergétique, en tenant compte des critiques et des attentes des différents partis. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer la suite à donner à cette stratégie et comment allier développement économique, protection de l'environnement et sécurité énergétique.

La ministre de la Culture, Rachida Dati, a officialisé son départ du gouvernement, ce qui pourrait être suivi d'autres mouvements dans les semaines à venir. Les évolutions dans le paysage politique français pourraient avoir des implications significatives sur les décisions énergétiques et environnementales futures.

En conclusion, le gouvernement a surmonté les motions de censure, mais les débats ont mis en évidence les divisions profondes au sein de la classe politique française sur les questions énergétiques et environnementales. Les défis à relever sont considérables, et la recherche d'un consensus ou d'une approche équilibrée devra être une priorité pour répondre aux attentes des citoyens et assurer un avenir durable pour le pays.

Les principaux enjeux incluent la relance de la consommation d'électricité décarbonée, le développement des énergies renouvelables, la sécurité d'approvisionnement énergétique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le changement climatique.