Selon Le Figaro, le groupe Bolloré a appelé Universal Music à rejeter l’offre de Pershing Square, un fonds d’investissement américain. Cette offre non engageante a été faite aux actionnaires d’Universal Music en avril et valorise le géant de l’industrie musicale jusqu’à 55 milliards d’euros.
Le PDG du groupe Bolloré, Cyrille Bolloré, a estimé que l’offre de Pershing Square n’était « pas bénéfique » et a souhaité son rejet. « Je pense que cette offre n’est pas bénéfique et n’a rien de formidable pour la société. Et j’encourage le management d’Universal Music à la rejeter », a déclaré Cyrille Bolloré lors de l’assemblée générale de son groupe.
Ce qu'il faut retenir
- L’offre de Pershing Square valorise Universal Music jusqu’à 55 milliards d’euros.
- Le groupe Bolloré est le premier actionnaire d’Universal Music avec 18,4% du capital.
- Pershing Square détenait 4,7% d’Universal Music fin 2025.
- La direction d’Universal Music doit prendre une décision sur l’offre de Pershing Square.
Contexte et enjeux
Le groupe Bolloré, contrôlé par la famille du milliardaire français Vincent Bolloré, est un acteur important dans l’industrie musicale. Universal Music, quant à lui, est l’un des plus grands labels de musique au monde, avec un catalogue de stars telles que Taylor Swift, The Weeknd et Lady Gaga.
La proposition de Pershing Square consiste à fusionner Universal Music avec Pershing Square SPARC, une holding ad hoc qui serait cotée à la Bourse de New York. Cependant, Cyrille Bolloré a exprimé ses réserves sur cette offre, estimant qu’elle n’est pas dans l’intérêt de la société.
Positions et réactions
Cyrille Bolloré a rencontré Bill Ackman, le fondateur de Pershing Square, depuis l’offre et a « regardé ce que pensaient les investisseurs » pour ne pas « juste dire “c’est nul” ». Il a également souligné que la maison de disques est « sûrement une des meilleures actions ou des meilleures sociétés que le groupe a détenu historiquement ».
Bill Ackman, quant à lui, avait expliqué à des analystes en avril que « sans Bolloré, nous n’avons pas de transaction ». La finalisation de l’offre est envisagée d’ici fin 2026, mais elle doit recevoir l’aval des deux tiers des actionnaires participant à une réunion non encore programmée.
En conclusion, l’offre de Pershing Square pour Universal Music est un événement important qui pourrait avoir des conséquences significatives pour l’industrie musicale. Les enjeux sont considérables, et les prochaines semaines seront décisives pour déterminer l’avenir de ce géant de la musique.