Le Hamas a salué, mardi 24 février, la déclaration publiée la veille par près de 20 pays condamnant les mesures prises par Israël au début du mois pour renforcer son contrôle sur la Cisjordanie, qu’elle occupe depuis 1967. Selon le Hamas, cette déclaration constitue « un pas dans la bonne direction pour faire face aux plans expansionnistes de l’occupation [israélienne], qui violent ouvertement le droit international et les résolutions de l’ONU ».
La déclaration des 20 pays
La déclaration, signée par des pays tels que le Brésil, l’Arabie saoudite, la France et l’Espagne, condamne « avec la plus grande fermeté » les mesures prises par Israël et dénonce « une stratégie manifeste visant à modifier la situation sur le terrain et à poursuivre une annexion de facto inacceptable ». Les auteurs du texte appellent le gouvernement israélien « à revenir immédiatement sur ces décisions » et « à respecter ses obligations internationales ».
La déclaration souligne que « de telles actions constituent une attaque délibérée et directe contre la viabilité de l’Etat palestinien et la mise en œuvre de la solution à deux Etats ». Les pays signataires rappellent que la solution à deux Etats est la seule voie pour parvenir à une paix durable et juste au Proche-Orient.
La réaction du Hamas
Le Hamas a estimé que la déclaration des 20 pays était un « pas dans la bonne direction » et a appelé les Etats signataires, ainsi que « tous les pays du monde », à imposer « des sanctions dissuasives et à exercer des pressions sur le gouvernement d’occupation fasciste pour qu’il cesse ses politiques visant à imposer l’annexion, la colonisation et les déplacements forcés ».
Le Hamas a également souligné que la colonisation s’est nettement intensifiée sous l’actuel gouvernement de Benyamin Nétanyahou, l’un des plus à droite de l’histoire d’Israël, en particulier après le début de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, le 7 octobre 2023. En dehors de Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël depuis 1967, plus d’un demi-million d’Israéliens vivent aujourd’hui en Cisjordanie dans des colonies que l’ONU juge illégales au regard du droit international, au milieu de quelque trois millions de Palestiniens.
Le contexte
La situation en Cisjordanie est tendue depuis des années, avec des heurts réguliers entre les forces israéliennes et les Palestiniens. La construction de colonies israéliennes en Cisjordanie est considérée comme illégale par la communauté internationale et est vue comme un obstacle à la paix.
Le gouvernement israélien a pris des mesures pour renforcer son contrôle sur la Cisjordanie, notamment en établissant des checkpoints et en restreignant les mouvements des Palestiniens. Les Palestiniens ont dénoncé ces mesures comme étant des formes de punition collective et de discrimination.
Les prochaines étapes
Les prochaines étapes dans ce dossier sont incertaines, mais il est clair que la situation en Cisjordanie continuera à être tendue. Le Hamas a appelé à des sanctions internationales contre Israël, mais il est peu probable que de telles sanctions soient mises en place dans un avenir proche.
La communauté internationale devra continuer à exercer des pressions sur les parties pour qu’elles retournent à la table des négociations et travaillent vers une solution à deux Etats. Cependant, la situation actuelle sur le terrain, avec la poursuite de la colonisation et des déplacements forcés, rend cette perspective de plus en plus difficile à atteindre.
Les mesures prises par Israël pour renforcer son contrôle sur la Cisjordanie incluent la construction de colonies, l’établissement de checkpoints et la restriction des mouvements des Palestiniens.
Le Hamas a condamné les mesures prises par Israël et a appelé à des sanctions internationales contre Israël. Il a également souligné que la colonisation et les déplacements forcés sont des obstacles à la paix.
