Le Japon devient le premier pays à autoriser des traitements basés sur les cellules souches pluripotentes induites, des cellules révolutionnaires capables de régénérer les tissus dégradés. Selon nos confrères de Numerama, ces thérapies ouvrent de nouvelles perspectives contre des maladies comme Parkinson ou l'insuffisance cardiaque.
Ce qu'il faut retenir
- Le Japon a autorisé les premiers traitements issus de cellules reprogrammées du monde.
- Ces traitements sont basés sur les cellules souches pluripotentes induites, capables de régénérer les tissus dégradés.
- Les thérapies ouvrent de nouvelles perspectives contre des maladies comme Parkinson ou l'insuffisance cardiaque.
Le Japon vient de franchir une étape historique en matière médicale. Le 6 mars 2026, le ministère japonais de la Santé, du Travail et des Affaires sociales a officialisé l'approbation de traitements issus de cellules souches pluripotentes induites dites cellules « régénératrices », vingt ans après leur découverte, rapporte le quotidien japonais Asahi Shimbun. La décision — une première mondiale — avait été annoncée au cercle scientifique japonais quelques jours plus tôt, le 19 février.
Les traitements approuvés
Le laboratoire Sumitomo Pharma a obtenu l'autorisation de commercialiser Amchepry, un traitement consistant à greffer des cellules souches directement dans le cerveau des patients. L'objectif est de remplacer les cellules défaillantes et de redonner au cerveau les moyens de fonctionner correctement, alors que les traitements actuels soulagent les symptômes sans réparer les dégâts en profondeur.
A ses côtés, la start-up Qualipse a également reçu une autorisation de mise sur le marché de son dispositif ReHeart. Il s'agit de feuilles de cellules cardiaques destinées aux personnes souffrant d'insuffisance cardiaque sévère. Posées à la surface du cœur suite à une intervention chirurgicale, ces feuilles doivent améliorer le flux sanguin et aider les tissus cardiaques à se régénérer.
Conditions d'utilisation
Si ces traitements ont obtenu un feu vert gouvernemental, celui-ci reste conditionnel. Ainsi, ces produits peuvent être utilisés, mais doivent encore prouver leur efficacité et leur sécurité à grande échelle. C'est d'ailleurs dans ce sens que le Prix Nobel de physiologie et de médecine Shinya Yamanaka évoque la décision du ministère.
« Pour faire [des cellules souches pluripotentes induites] un traitement médical, il est essentiel de confirmer leur innocuité et leur efficacité dans de nombreux autres cas. Je pense qu'il est important de poursuivre nos efforts avec prudence, étape par étape, en faisant preuve de rigueur scientifique et en gardant la tête froide », a déclaré Shinya Yamanaka, dans un communiqué du Centre de recherche et d'application des cellules souches pluripotentes induites de l'Université de Kyoto.
Conclusion
Le Japon a franchi une étape historique en autorisant les premiers traitements issus de cellules reprogrammées. Ces traitements ouvrent de nouvelles perspectives contre des maladies comme Parkinson ou l'insuffisance cardiaque. Cependant, il est essentiel de confirmer leur efficacité et leur sécurité à grande échelle avant de les généraliser.
Ils ouvrent de nouvelles perspectives contre des maladies comme Parkinson ou l'insuffisance cardiaque.
Il est essentiel de confirmer leur efficacité et leur sécurité à grande échelle avant de les généraliser.
