D'apres nos confreres de BMF - International, le Liban craint qu'une frappe américaine contre l’Iran provoque une riposte du Hezbollah contre Israël, puis une réponse israélienne massive contre le Liban. Cette situation tendue s'inscrit dans un contexte de tensions accrues entre les États-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs dans la région.
Le chef de la diplomatie libanaise, Youssef Raggi, a déclaré à quelques médias, dont l'AFP, à Genève, que « Il existe des signaux indiquant que les Israéliens pourraient frapper très fortement en cas d'escalade, y compris potentiellement des infrastructures stratégiques comme l'aéroport ». Le Liban a également accusé Israël d'avoir ouvert le feu dans sa direction alors qu'elle établissait un point de contrôle dans le sud du pays.
Ce qu'il faut retenir
- Le Liban craint des attaques d'Israël en cas d'escalade avec l'Iran.
- Les États-Unis ont ordonné l'évacuation du personnel non essentiel de leur ambassade à Beyrouth.
- Le Hezbollah a appelé à la « résistance » après la mort de huit de ses membres dans une frappe israélienne.
Contexte régional
La situation au Moyen-Orient est particulièrement tendue en ce moment, avec des tensions entre les États-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs. Le président américain, Donald Trump, a menacé de frapper l'Iran si les pourparlers actuels échouent. L'Iran, pour sa part, a averti que toute frappe des États-Unis, même limitée, le pousserait à riposter « avec férocité ».
Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a affirmé le mois dernier que sa formation s'estimerait « visée » par toute attaque américaine contre l'Iran. Le Hezbollah est considéré comme un groupe terroriste par de nombreux pays, dont les États-Unis et Israël, et est impliqué dans le conflit syrien aux côtés du régime de Bachar el-Assad.
Implications pour le Liban
Le Liban est particulièrement vulnérable dans ce contexte, car il partage une frontière avec Israël et abrite une importante communauté chiite, qui est proche de l'Iran. Le pays a déjà connu plusieurs conflits avec Israël, dont la guerre de 2006, qui a causé des dégâts importants à son infrastructure et à son économie.
Le gouvernement libanais a appelé à la retenue et à la désescalade, mais il est clair que le pays est pris entre deux feux. Le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, a déclaré que « Cette guerre ne nous concerne pas », mais il est évident que le Liban ne pourra pas rester à l'écart d'un conflit régional.
Réactions internationales
La communauté internationale est préoccupée par l'escalade des tensions au Moyen-Orient. La France, l'Arabie Saoudite, le Qatar, l'Égypte et les États-Unis ont pris part à une réunion à Cairo pour discuter de la situation et de la manière de soutenir les institutions libanaises.
Le commandant en chef de l'armée libanaise, Rodolphe Haykal, a souligné que l'État libanais devait avoir « le monopole des armes » et que les institutions nationales libanaises devaient être renforcées pour faire face aux défis actuels.
En conclusion, la situation au Moyen-Orient est complexe et volatile, avec des implications importantes pour la région et pour la communauté internationale. Il est essentiel que les parties impliquées fassent preuve de retenue et de désescalade pour éviter une guerre régionale qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques.
