Quatre postes pourraient disparaître au sein du groupe Bayard dans le cadre d’un plan de compétitivité visant à réduire les effectifs de 5 % en France. Selon Le Monde, cette restructuration entraînerait notamment la fermeture du magazine « Je Bouquine », un titre emblématique destiné aux jeunes adolescents, apparu en 1984.

Ce qu'il faut retenir

  • Le magazine « Je Bouquine », lancé en 1984, est menacé de fermeture dans le cadre d’un plan de compétitivité du groupe Bayard.
  • Quatre postes pourraient être supprimés, dans un plan plus large touchant 5 % des effectifs du groupe en France.
  • L’annonce intervient après celle faite en avril 2026 concernant ce plan de sauvegarde de l’emploi.

Un titre historique pour les jeunes lecteurs

Créé il y a plus de quarante ans, « Je Bouquine » s’est imposé comme un magazine de référence pour les préadolescents. Le titre, qui mêle fictions, bandes dessinées et articles éducatifs, a accompagné des générations de jeunes lecteurs. Selon Le Monde, sa disparition s’inscrit dans une logique de recentrage du groupe Bayard sur ses activités les plus rentables, dans un contexte économique difficile pour la presse écrite.

Les raisons évoquées pour cette fermeture restent floues. Le groupe, qui édite également des titres comme « Pomme d’Api » ou « Okapi », n’a pas encore communiqué officiellement sur les critères ayant conduit à ce choix. Les syndicats, contactés par Le Monde, n’ont pas encore réagi publiquement à cette annonce.

Un plan social d’ampleur pour Bayard

Le plan de compétitivité annoncé en avril 2026 par Bayard vise à préserver la pérennité du groupe dans un secteur en crise. Avec une suppression de 5 % des effectifs en France, le groupe entend réduire ses coûts tout en maintenant ses activités principales. Quatre postes pourraient être directement touchés par cette restructuration, sans que leur répartition exacte ne soit précisée.

Bayard, qui emploie plusieurs centaines de salariés en France, n’est pas le seul acteur de la presse jeunesse à faire face à des difficultés. Les ventes de magazines papier reculent depuis plusieurs années, concurrencées par les supports numériques et les réseaux sociaux. Pour autant, la fermeture d’un titre comme « Je Bouquine » marque un tournant symbolique dans l’histoire de la presse jeunesse.

Des incertitudes sur l’avenir du titre

À ce stade, ni Bayard ni les représentants des salariés n’ont confirmé la fermeture définitive de « Je Bouquine ». Plusieurs scénarios restent possibles : une cession à un autre éditeur, une reprise partielle des activités, ou une disparition pure et simple. Interrogé par Le Monde, un porte-parole du groupe n’a pas répondu aux sollicitations.

La disparition du magazine poserait la question de l’accès à la lecture pour les jeunes publics. « Je Bouquine » a longtemps été un outil pédagogique utilisé dans certaines écoles, notamment pour les cours de français. Son arrêt laisserait un vide dans l’offre éditoriale destinée aux 10-14 ans.

Et maintenant ?

Une consultation des instances représentatives du personnel (CSE) devrait s’engager dans les prochaines semaines, selon les procédures légales en vigueur. Si le plan est validé, les suppressions de postes pourraient intervenir d’ici la fin de l’année 2026. Reste à savoir si une solution alternative sera proposée pour « Je Bouquine », comme une reprise par un autre éditeur ou une transformation en version numérique.

Dans l’immédiat, les abonnés du magazine n’ont reçu aucune information officielle concernant l’arrêt de sa parution. Bayard, qui n’a pas encore publié de communiqué, devra clarifier sa position dans les prochains jours pour éviter toute confusion.

Les quatre postes menacés devraient faire l’objet d’une consultation au sein des instances représentatives du personnel. Si le plan est adopté, les suppressions pourraient être effectives d’ici la fin de l’année 2026, sous réserve des recours éventuels.