Le médiateur national de l'énergie a récemment plaidé en faveur de l'interdiction des coupures d'électricité, une mesure visant à contrer la précarité énergétique qui persiste en France. Selon nos confrères de Capital, cette recommandation fait suite à une baisse de 3,7% du nombre de coupures ou de limitations de puissance en 2025 par rapport à l'année précédente. En 2025, plus de 1,2 million d'interventions de ce type ont été recensées, avec une augmentation de 79% des limitations de puissance par rapport à 2019, une option jugée plus simple à mettre en œuvre et moins contraignante pour les ménages que les coupures de courant.

Ce qu'il faut retenir

  • Baisse de 3,7% du nombre de coupures ou de limitations de puissance en 2025
  • Plus de 1,2 million d'interventions en 2025, avec une augmentation de 79% des limitations de puissance par rapport à 2019
  • Appel du médiateur à interdire les coupures d'électricité pour lutter contre la précarité énergétique

Contexte de la situation énergétique en France

Cette tendance à privilégier les limitations de puissance plutôt que les coupures directes peut s'expliquer en partie par l'augmentation des prix de l'énergie consécutive à la crise sanitaire et à la situation géopolitique tendue, notamment avec la guerre en Ukraine. Malgré la mise en place d'un bouclier tarifaire, le nombre de coupures d'électricité a tout de même diminué de 30% entre 2024 et 2025, une évolution saluée par le médiateur, Bernard Doroszczuk. Face à la persistance de la précarité énergétique, ce dernier préconise donc l'interdiction pure et simple des coupures d'électricité pour garantir un accès continu à l'énergie pour tous.

Les aides existantes pour lutter contre la précarité énergétique

Parallèlement à cette recommandation, il est à noter que des mesures d'aide sont déjà en place pour soutenir les foyers les plus vulnérables. Par exemple, les chèques énergie ont été distribués à 3,8 millions de Français l'année dernière. Pour bénéficier de cette aide, les ménages doivent justifier d'un revenu fiscal de référence par unité de consommation inférieur à 11 000 euros en 2023. Le rapporteur incite à élargir l'accès à cette aide en la basant uniquement sur le critère du revenu fiscal de référence, simplifiant ainsi les démarches pour les ménages en situation de précarité énergétique.

Et maintenant ?

Face à cette préconisation de l'interdiction des coupures d'électricité et aux dispositifs d'aide existants, il est attendu que les pouvoirs publics et les acteurs du secteur énergétique prennent des mesures concrètes pour garantir l'accès à l'énergie pour tous, tout en assurant la transition vers des modes de consommation plus durables et équitables.