Le Mexique est actuellement confronté à une vague de violence sans précédent, suite à la mort de Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », chef du cartel Jalisco Nouvelle Génération (CJNG), l'une des organisations criminelles les plus puissantes du continent américain. Cette mort a déclenché une série d'attaques dans plusieurs régions de l'ouest du Mexique, notamment autour de Guadalajara, la troisième ville du pays et fief du CJNG.
Les autorités mexicaines tentent de rétablir l'ordre, mais la situation soulève des interrogations sur la capacité de l'État à contenir les cartels. Selon Frédéric Saliba, journaliste et spécialiste du crime organisé en Amérique latine, « ce rapport de force ne fait que commencer ». Les violences qui ont éclaté sont un message envoyé au gouvernement mexicain, mais aussi à la population, visant à déstabiliser le pays en cas d'arrestation ou de mort d'un leader de l'organisation criminelle.
Le contexte de la violence
Les attaques ont pris la forme de barrages routiers, de véhicules incendiés, de tirs et d'explosions, touchant plusieurs régions de l'ouest du Mexique. Frédéric Saliba a précisé que « le message est clair : si vous arrêtez ou tuez un leader de notre organisation, nous déstabilisons le pays ». Cette forme de menace envers les autorités vise à les inciter à négocier plutôt qu'à s'engager dans une lutte frontale qui plongerait le pays dans le chaos.
Le CJNG est spécialisé dans la production de drogues de synthèse, notamment du fentanyl, un opioïde responsable de dizaines de milliers de morts chaque année aux États-Unis. La collaboration entre les États-Unis et le Mexique est cruciale dans la lutte contre le cartel, et la DEA (Drug Enforcement Administration) a participé à l'opération ayant mené à la mort d'El Mencho.
Les défis à venir
La mort d'El Mencho pourrait susciter la convoitise de concurrents souhaitant prendre sa place dans la région ou déclencher des querelles intestines concernant le leadership de l'organisation. Frédéric Saliba a souligné que « le cartel est effectivement affaibli », mais cela ne signifie pas la fin de l'organisation, car les structures mafieuses survivent généralement à leurs fondateurs.
Le CJNG est une organisation pyramidale centrée sur la famille d'El Mencho, et son fils, qui devait reprendre les rênes, a été condamné aux États-Unis. Cela complique la succession et laisse planer des incertitudes sur l'avenir de l'organisation. Frédéric Saliba a rappelé que « les structures mafieuses survivent généralement à leurs fondateurs », et que le CJNG a connu une progression incroyable en dix ans en fonctionnant comme un conglomérat de franchises et de groupes locaux.
La corruptions et l'infiltration des institutions
La corruption est un problème majeur au Mexique, et les institutions sont infiltrées par les cartels. Frédéric Saliba a indiqué que « il n'y a pas de narcotrafic sans narco-politique », et que depuis des décennies, l'administration est infiltrée par les cartels. La police et la justice sont fortement corrompues, ce qui a contraint les présidents successifs à déployer l'armée, bien que celle-ci soit aujourd'hui elle-même touchée par la corruption.
Les milieux journalistiques connaissent des noms de ministres ou de hauts fonctionnaires liés au crime organisé, et le CJNG a su fédérer et armer des groupes locaux, créant un phénomène qui s'inscrit dans le temps long. Frédéric Saliba a précisé que « le ver est dans le fruit », et que les structures mafieuses sont capables de survivre à leurs fondateurs.
Les conséquences et les échéances à venir
La situation au Mexique est complexe et laisse planer des incertitudes sur l'avenir. Frédéric Saliba a souligné que « ce rapport de force ne fait que commencer », et que les défis à venir seront nombreux. La collaboration entre les États-Unis et le Mexique sera cruciale dans la lutte contre le CJNG, et la présidente mexicaine subit une pression énorme de la part de Donald Trump pour que le Mexique agisse contre la corruption et le crime organisé.
Les échéances à venir seront décisives pour l'avenir du Mexique et de la région. Il faudra surveiller de près les développements de la situation et les réactions des autorités mexicaines et américaines. Frédéric Saliba a rappelé que « le Mexique n'est pas le Venezuela », et que la géopolitique est totalement différente, mais que les défis à venir seront nombreux et complexes.
En conclusion, la mort d'El Mencho et les violences qui ont éclaté au Mexique soulèvent des interrogations sur la capacité de l'État à contenir les cartels et sur l'avenir de la région. Les défis à venir seront nombreux, et il faudra surveiller de près les développements de la situation. Les questions qui restent en suspens sont nombreuses, et les échéances à venir seront décisives pour l'avenir du Mexique et de la région.
Les défis à venir pour le Mexique incluent la lutte contre le cartel Jalisco Nouvelle Génération, la corruption et l'infiltration des institutions par les cartels, ainsi que la collaboration avec les États-Unis pour combattre le crime organisé.
