Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz est quasiment paralysé, créant ainsi la « plus grande perturbation de l'histoire du marché pétrolier », selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Selon nos confrères de BFM Business, le milliardaire grec George Prokopiou, 79 ans, a réalisé un coup très remarqué en faisant passer ses pétroliers dans ce détroit, malgré les risques élevés.

Les navires de sa compagnie Dynacom sont parmi les seuls à avoir traversé le détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre, profitant ainsi de tarifs records. Le détroit d'Ormuz, situé entre l'Iran et Oman, est un passage stratégique pour le transport de pétrole, avec environ 20% de l'or noir consommé dans le monde qui y transite.

Ce qu'il faut retenir

  • Le milliardaire grec George Prokopiou a fait passer ses pétroliers dans le détroit d'Ormuz malgré les risques élevés.
  • Les navires de sa compagnie Dynacom sont parmi les seuls à avoir traversé le détroit depuis le début de la guerre.
  • Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz est quasiment paralysé en raison des risques d'attaque par des drones iraniens.

Le profil de George Prokopiou

George Prokopiou est décrit comme un « milliardaire flibustier » par un courtier maritime, cité dans le Financial Times. Il fait partie d'un groupe de cinq à dix armateurs qui éclipsent tous les autres, non seulement par la taille de leur flotte, mais aussi par leur audace. Il a lancé sa carrière dans le transport maritime dans les années 1970, avec un premier pétrolier, devenu l'embryon d'une flotte aujourd'hui très conséquente.

Il détient aujourd'hui une centaine de navires via plusieurs sociétés, et des dizaines d'autres sont en construction. Forbes estime son patrimoine à 4,7 milliards de dollars, qui a presque doublé ces deux dernières années, dans un contexte d'embellie pour les armateurs, et en particulier pour les opérateurs grecs.

Les risques et les bénéfices

Le pétrolier Suezmax Shenlong, battant pavillon libérien et transportant du pétrole brut, est l'un des premiers navires à atteindre l'Inde dans le contexte de la crise au Moyen-Orient. Selon Lloyd's List, le Shenlong a passé Ormuz le 8 mars, de nuit, après avoir éteint son transpondeur, l'équipement qui permet de le localiser.

Les tarifs exacts ne sont pas connus, mais pour avoir un ordre d'idée, Lloyd's List rapporte que les tarifs des très grands pétroliers du Moyen-Orient vers la Chine ont atteint des niveaux inédits, à plus de 450 000 dollars la journée. Les marins qui ont traversé le détroit ont reçu des salaires conséquents, sans plus de précision.

Les conséquences et les perspectives

Le coup de Prokopiou est un symbole de la manière dont le pouvoir fonctionne dans le monde moderne. Comme l'observe l'historien britannique Peter Frankopan, dans le média Unherd, « les données, les algorithmes, les satellites et l'intelligence artificielle dominent peut-être le langage de l'économie du XXIe siècle, mais ils dépendent toujours du transport physique de marchandises à travers les océans ».

George Prokopiou a déclaré en 2014 : « Si vous n'êtes pas prêt à prendre des risques, vous n'avez rien à faire dans le transport maritime. Si vous ne voulez pas prendre de risques, achetez des obligations américaines. »

Et maintenant ?

La situation dans le détroit d'Ormuz reste tendue, et il est difficile de prédire comment elle va évoluer. Les armateurs et les pays concernés doivent trouver des solutions pour assurer la sécurité des navires et des marins qui transitent dans cette région stratégique. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer l'impact à long terme de cette crise sur le marché pétrolier et sur l'économie mondiale.

Il est important de suivre de près les développements dans cette région et de rester informé sur les décisions prises par les pays concernés et les organisations internationales pour résoudre ce conflit. Les conséquences de cette crise pourraient être importantes, et il est essentiel de comprendre les enjeux et les risques potentiels pour prendre des décisions éclairées.

En conclusion, l'histoire de George Prokopiou et de ses pétroliers qui ont traversé le détroit d'Ormuz est un exemple de la complexité et des risques du transport maritime dans les régions conflictuelles. Il est essentiel de rester vigilant et de suivre de près les développements dans cette région pour comprendre les implications de cette crise pour l'économie mondiale.

Les principaux risques pour les navires qui transitent dans le détroit d'Ormuz sont les attaques par des drones iraniens, qui pourraient causer des dommages importants ou même couler les navires.