Le gouvernement nigérian se retrouve dans une situation délicate après avoir admis avoir versé une importante rançon au groupe djihadiste Boko Haram. Selon une enquête de l'Agence France-Presse (AFP) publiée le 23 février, cette rançon a permis la libération de 230 écoliers et membres du personnel de l'école catholique Saint Mary de Papiri, située au centre-ouest du Nigeria. Ces individus avaient été enlevés fin novembre 2025, mais grâce à des opérations de 'sauvetage', ils ont été libérés en décembre. Le gouvernement avait alors exprimé sa satisfaction pour ce qu'il qualifiait de 'moment de triomphe et de soulagement'.

Ce qu'il faut retenir

  • Le gouvernement nigérian a versé une importante rançon à Boko Haram pour la libération d'écoliers chrétiens.
  • L'enlèvement avait eu lieu fin novembre 2025 à l'école catholique Saint Mary de Papiri.
  • Les pressions exercées par l'ancien président américain Donald Trump ont joué un rôle dans cette affaire.

Des pressions politiques internationales

Le président nigérian Bola Tinubu avait été fortement sollicité par son homologue américain Donald Trump, qui le poussait à mieux protéger les chrétiens face aux attaques des groupes armés sévissant dans la région. Donald Trump, influencé par ses soutiens évangélistes, avait même accusé Bola Tinubu de ne pas agir suffisamment pour empêcher les meurtres de chrétiens. Cette situation avait mené à des menaces d'intervention militaire et de suspension de l'aide américaine si des mesures adéquates n'étaient pas prises.

Et maintenant ?

Il reste à voir quelles seront les conséquences de cette révélation sur la politique intérieure et extérieure du Nigeria. Les pressions internationales, notamment de la part des États-Unis, pourraient continuer à peser sur les décisions prises par le gouvernement nigérian dans le futur.