Depuis la mi-juin, la France connaît un épisode d'extrême chaleur qui commence à s'atténuer sur l'ouest du pays, selon Franceinfo - Santé. Plusieurs acteurs soulignent que cet épisode est responsable de nombreuses morts, notamment par hyperthermie et déshydratation. Le ministère de la Santé s'est dit « préoccupé » par les « décès à domicile » à travers le pays, précisant toutefois ne pas avoir « de chiffres exhaustifs sur les décès imputables directement à la chaleur ».

Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a également évoqué une « mortalité en hausse » dans la capitale, sans plus de chiffres. Plusieurs parquets rapportent par ailleurs le décès d'enfants dans des voitures ces derniers jours, comme à Saint-Gratien, dans le Val-d'Oise, ou à Carpentras, dans le Vaucluse. Entre le 18 et le 25 juin, 55 personnes sont mortes par noyade en France, a appris franceinfo auprès d'une source sécuritaire.

Ce qu'il faut retenir

  • Le ministère de la Santé est préoccupé par les décès à domicile liés à la chaleur.
  • Le nombre de morts liées à la canicule ne sera pas connu tout de suite.
  • La France n'est pas encore en mesure de chiffrer la surmortalité causée par l'épisode caniculaire.
  • Le calcul de la surmortalité due aux canicules est assuré par Santé publique France (SPF).
  • SPF produit deux indicateurs complémentaires : l'estimation de l'excès de mortalité toutes causes confondues, et la mortalité attribuable à la chaleur.

Les raisons de la non-communication des chiffres

Le phénomène climatique est toujours en cours, et les effets de la chaleur peuvent être à retardement. La méthodologie de calcul de la surmortalité demande également du temps. L'estimation de l'excès de mortalité toutes causes confondues est publiée environ trois semaines après la fin de chaque épisode de canicule, fait savoir SPF à franceinfo.

Cependant, cette estimation ne peut être exclusivement attribuée à la chaleur, car plusieurs événements sont susceptibles d'influencer à la hausse ou à la baisse la mortalité sur une même période. Afin de chiffrer plus précisément les seuls effets de la chaleur, SPF produit un second indicateur, plusieurs mois après la fin de l'épisode caniculaire.

Les précédents

Les effets de l'épisode d'intenses chaleurs actuel ne devraient être communiqués par SPF qu'à l'hiver prochain, si l'on se fie au délai des années précédentes. Néanmoins, il est possible d'imaginer un ordre de grandeur de la surmortalité qui sera observée. « Chaque année, la chaleur représente de 1% à 4% de la mortalité estivale et de 7% à 12% de la mortalité pendant les canicules, des ordres de grandeur qui demeurent stables depuis 2017 », rapporte SPF.

Les conséquences

Sur les neuf derniers étés, « 11 700 décès sont attribuables à une exposition de la population à la chaleur durant les canicules et près de 40 000 pour l'ensemble de la période de surveillance [l'été] ». Ces chiffres sont alarmants et soulignent l'importance de prendre des mesures pour prévenir les effets de la chaleur sur la santé publique.

Et maintenant ?

Il est important de surveiller l'évolution de la situation et de prendre des mesures pour prévenir les effets de la chaleur sur la santé publique. Les autorités sanitaires devraient communiquer clairement sur les risques liés à la chaleur et les mesures à prendre pour se protéger. Il est également important de sensibiliser la population aux risques liés à la chaleur et de prendre des mesures pour prévenir les décès liés à la chaleur.

En conclusion, l'épisode de chaleur que connaît la France depuis la mi-juin a des conséquences graves sur la santé publique, et il est important de prendre des mesures pour prévenir les effets de la chaleur. Les autorités sanitaires devraient communiquer clairement sur les risques liés à la chaleur et les mesures à prendre pour se protéger."