Le nouveau congé supplémentaire de naissance, entré en vigueur le 1er juillet, permet désormais aux parents de s'absenter jusqu'à deux mois en plus des congés maternité et paternité légaux pour s'occuper de leur enfant, selon BFM Business. Ce dispositif pourrait perturber le fonctionnement des entreprises, notamment les PME et les secteurs d'activité les plus masculins.

Responsable data chez Singulair, une PME bordelaise spécialisée dans l'inspection de pales d'éolionnes, Adrien Brialix, tout jeune papa, s'apprête à partir deux mois pour s'occuper de son enfant. Son patron, Olivier Maffrand, PDG de Singulair, estime que ce nouveau congé de naissance peut vite virer au casse-tête pour son entreprise : « c'est vrai qu'une absence de deux mois, ça se ressent immédiatement dans une PME en croissance comme la notre ».

Ce qu'il faut retenir

  • Le congé supplémentaire de naissance permet aux parents de s'absenter jusqu'à deux mois en plus des congés maternité et paternité légaux.
  • Le dispositif est entré en vigueur le 1er juillet.
  • Les jeunes parents doivent prévenir leur employeur au moins un mois avant le début de leur congé supplémentaire de naissance.

Les entreprises face au défi

Les PME et les secteurs d'activité les plus masculins pourraient être les plus touchés par ce nouveau dispositif. Directeur général de Morgan Philipps Management de Transition, Xavier Bezio estime ainsi que ses « clients ne sont pas assez armés et n'ont pas pris suffisamment conscience de l'ampleur du sujet ». Il anticipe un recours plus accru à l'intérim, notamment pour remplacer les pères ou seconds parents.

Président-fondateur de l'Agence automobilière, une PME alsacienne spécialisée dans la vente et l'achat de voitures d'occasion, Christophe Winkelmuller semble bien moins préoccupé par les éventuelles perturbations organisationnelles en cas d'absence prolongée d'un collaborateur. « À la tête du réseau, on est assez nombreux, la question peut se poser dans les agences où on ne compte que deux à quatre salariés. Mais c'est surtout une question de planification, on sait bien gérer des arrêts de travail du jour au lendemain ».

Les conséquences pour les entreprises

Les entreprises devront donc se préparer à gérer ces nouvelles absences. Directeur des ressources humaines du groupe Areas, un des leaders mondiaux de la restauration de concession dans l'univers du voyage, Henry Mottet n'est, au contraire, pas du tout inquiet par le congé supplémentaire de naissance. « Comment on fait quand il s'agit de quatre femmes en congé maternité à remplacer et pas de quatre hommes ? On sait faire ! »

Le casse-tête peut monter dans les fonctions plus hautes de la hiérarchie. « Dans les équipes d'encadrement, le remplacement est plus difficile car je peux avoir un responsable d'un périmètre qui est seul à le gérer. Par exemple un directeur de site à la gare Montparnasse ».

Et maintenant ?

Les entreprises devront donc se préparer à gérer ces nouvelles absences et à trouver des solutions pour maintenir la continuité de leurs activités. Les prochaines semaines et mois seront cruciaux pour évaluer les conséquences de ce nouveau dispositif.

Le nouveau congé de naissance de 2 mois est donc un défi pour les entreprises, mais également une opportunité pour les parents de passer plus de temps avec leurs enfants. Il faudra suivre de près les conséquences de ce dispositif et évaluer son impact sur les entreprises et les familles.