Depuis quelques années, la ville de Venise est confrontée à un problème de surtourisme, qui a poussé les autorités à mettre en place un ticket d’entrée pour les non-résidents. Selon Courrier International, cette mesure a été instaurée en 2024 et consiste à faire payer une somme allant de 5 à 10 euros aux visiteurs qui ne dorment pas dans un hôtel de la ville. Les étudiants, les personnes qui viennent rendre visite à leur famille ou à des amis et d’autres catégories sont exemptés du paiement de cette sorte de péage.

Ce ticket n’est pas exigé tous les jours de l’année, mais uniquement lors des journées où les arrivées prévues sont particulièrement importantes, comme lors des ponts de mai. Le média romain Il Fatto Quotidiano a constaté que l’utilisation de ce ticket progresse, avec 60 journées payantes en 2026, contre 54 en 2025 et 29 en 2024.

Ce qu'il faut retenir

  • Le ticket d’entrée à Venise a été instauré en 2024 pour les non-résidents.
  • Le montant du ticket varie de 5 à 10 euros, mais le nouveau maire veut le porter à 50 euros.
  • Les étudiants, les personnes qui viennent rendre visite à leur famille ou à des amis et d’autres catégories sont exemptés du paiement.
  • Le ticket n’est pas exigé tous les jours de l’année, mais uniquement lors des journées où les arrivées prévues sont particulièrement importantes.
  • L’utilisation du ticket progresse, avec 60 journées payantes en 2026.

Le nouveau maire et son projet

Le nouveau maire de Venise, Simone Venturini, élu fin mai, a décidé de maintenir cette mesure controversée et de la relancer. Il a confié au média milanais Corriere della Sera qu’il ferait une demande pour « augmenter le montant du ticket d’entrée afin de décourager encore davantage les venues à Venise à certains moments de l’année ». Il propose de porter cette contribution de 30 à 50 euros dans certains jours.

Ce montant élevé va requérir une approbation du gouvernement. L’idée de Venturini a déjà provoqué une levée de boucliers dans les rangs de l’opposition. Nicola Pellicani, conseiller municipal du Parti démocrate, a critiqué l’existence même de ce système, qui, jusqu’ici, « n’a rien résolu. Il ne fonctionne pas pour la gestion des flux, il n’améliore pas la qualité de vie et il n’a même pas permis d’engendrer des recettes, car les coûts de gestion sont équivalents à celles-ci ».

Les réactions de l’opposition

Luana Zanella, députée du parti de gauche AVS, a également critiqué cette initiative, qui « révèle la vision que la droite a de Venise. Un lieu où faire des affaires, où attirer les touristes les plus aisés ». Les réactions de l’opposition montrent que le projet de Venturini est controversé et qu’il va rencontrer des obstacles pour être mis en œuvre.

Et maintenant ?

Le projet de Venturini va maintenant être examiné par le gouvernement, qui devra donner son approbation pour que le montant du ticket d’entrée soit augmenté. Il est difficile de prédire ce qui va se passer ensuite, mais il est clair que la décision du gouvernement va avoir des conséquences importantes pour la ville de Venise et ses habitants.

Les prochaines semaines vont être cruciales pour déterminer l’avenir de ce projet. Les autorités vont devoir trouver un équilibre entre la nécessité de limiter le tourisme de masse et la nécessité de préserver l’économie de la ville, qui repose en grande partie sur le tourisme.

En conclusion, le projet de Venturini de porter le ticket d’entrée à Venise à 50 euros est un sujet controversé qui va rencontrer des obstacles pour être mis en œuvre. Les réactions de l’opposition et les conséquences possibles pour la ville et ses habitants vont être étudiées de près dans les prochaines semaines.