Fin 2023, le marché de la photographie a connu une nouvelle sortie d'objectif avec la mise à jour du Leica DG Vario-Elmar 100-400mm f/4-6.3 II. Cependant, depuis, le secteur du Micro Four Thirds (Micro 4/3) a connu un certain ralentissement. Le Lumix GH7, sorti en 2024, a été la seule vraie nouveauté, tandis que le Lumix G97 n'était qu'une mise à jour mineure. C'est dans ce contexte que le Lumix FZ82D a été présenté, un appareil photo bridge qui relève presque de l'anachronisme, puisque le FZ82 original datait de 2017.
Caractéristiques et performances
Le FZ82D est équipé d'un zoom 60x, avec une équivalence de 20 à 1200 mm en plein format, ce qui est impressionnant sur le papier. Ce zoom ultra-polyvalent permet de passer d'un grand-angle à un téléobjectif extrême, une caractéristique qui le distingue des smartphones, même les plus récents. Le tarif de cet appareil est très attractif, à 479 euros, soit moins cher qu'un boîtier nu d'appareil hybride d'entrée de gamme.
Le FZ82D est tout plastique, à l'exception des lentilles de l'objectif. Cependant, cette construction bon marché ne se traduit pas par une sensation cheap en main. L'appareil reste rather compact pour la puissance de zoom qu'il propose, avec un grip prononcé et texturé. Le zoom est électrique, commandé par une bague entourant le déclencheur, et se déploie vite, en moins de 5 secondes.
Limites techniques
Cependant, le FZ82D n'est pas parfait. Il y a des compromis importants, notamment au niveau du capteur, qui est minuscule avec 1/2,3 pouce, et de l'optique, qui montre des limites techniques aux focales longues. La compacité du zoom implique une faible luminosité, surtout aux focales longues, avec une ouverture qui varie de f/2,8 à 20 mm jusqu'à f/5,9 à 1200 mm. Cela signifie que l'appareil peine à maintenir une vitesse d'obturation élevée aux longues focales, ce qui peut entraîner des photos floues si le sujet bouge ou si l'on bouge soi-même.
De plus, la stabilisation optique, bien que efficace jusqu'à environ 300 mm d'équivalent, ne fait plus de miracles au-delà de cette limite. La qualité de l'image est également affectée par la chute de contraste marquée et la perte de piqué évidente aux focales longues. L'autofocus, qui utilise la technologie DFD (Depth From Defocus) de Panasonic, patine souvent aux focales longues lorsque le sujet est peu contrasté.
Ergonomie et fonctionnalités
L'ergonomie du FZ82D est correcte pour le prix, avec une prise en main bonne et des commandes logiques. Cependant, l'écran fixe et l'absence de Wi-Fi sont difficilement excusables en 2024, même sur un appareil d'entrée de gamme. Le viseur OLED est acceptable, avec une résolution de 2,3 MP et un grossissement de 0,74x. Les menus sont clairs et bien organisés, et l'appareil propose des modes 4K Photo et Post Focus astucieux qui compensent partiellement les faiblesses de l'autofocus.
Le FZ82D filme en 4K jusqu'à 30 images/s, avec un débit qui peut atteindre 100 Mbps. La qualité est bonne en conditions lumineuses, mais les limites techniques de l'appareil, notamment la compacité du zoom et la faible luminosité, affectent la qualité de l'image aux focales longues. La limite de durée d'enregistrement en 4K est de 15 minutes continues, et le double en 1080p.
Conclusion
Le Panasonic FZ82D est un bridge qui assume son positionnement. Polyvalent, abordable, avec un zoom impressionnant sur le papier, il demande des compromis importants sur la qualité d'image. Son petit capteur 1/2,3 pouce limite les performances en basse lumière, et l'optique montre ses limites techniques aux focales longues. Cependant, pour qui veut découvrir la photo animalière, l'architecture lointaine, ou simplement explorer une polyvalence impossible à obtenir avec un smartphone ou un hybride abordable, le FZ82D fait sens. Et à 479 euros, il reste l'un des rares moyens d'accéder à un zoom x60 sans se ruiner.
Le Panasonic Lumix FZ82D est un appareil photo bridge équipé d'un zoom 60x, avec une équivalence de 20 à 1200 mm en plein format.
