Le Parti socialiste a soumis une proposition de loi visant à taxer les superprofits des grandes entreprises, en réaction aux résultats trimestriels exceptionnels de TotalEnergies, selon BFM Business. Cette taxe pourrait rapporter jusqu'à 2 milliards d'euros par an à l'État.

Ce qu'il faut retenir

  • Le PS propose une taxe sur les bénéfices exceptionnels des géants de l'énergie, dont TotalEnergies
  • Cette taxe pourrait rapporter environ 2 milliards d'euros par an à l'État
  • Les entreprises réalisant plus de 750 millions d'euros de chiffre d'affaires seraient concernées par cette mesure

Une mesure contre les superprofits des grandes entreprises

La proposition de loi du PS cible les entreprises réalisant plus de 750 millions d'euros de chiffre d'affaires, désignées comme les "très grosses entreprises". Cette initiative vise à taxer les superprofits des géants de l'énergie, calculés comme un excédent de 20% sur la moyenne des résultats des trois dernières années. Selon Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, cette taxe, oscillant entre 20 et 40%, pourrait générer environ 2 milliards d'euros, compte tenu des résultats exceptionnels annoncés par TotalEnergies.

Une réaction aux résultats trimestriels de TotalEnergies

La démarche du Parti socialiste fait suite à la publication par TotalEnergies de résultats trimestriels en forte hausse, avec un bénéfice net de 5,8 milliards de dollars, soit une augmentation de 51% sur un an, en raison de la flambée des prix des hydrocarbures due à la situation au Moyen-Orient. Le leader du PS, Olivier Faure, a dénoncé le caractère indécent de profiter de la guerre pour réaliser des gains importants, soulignant l'aspect éthique de la proposition de loi.

Les réactions et perspectives

Concernant les craintes de voir TotalEnergies quitter le territoire français, Olivier Faure s'est montré confiant en soulignant sa foi en "le civisme de Patrick Pouyanné", PDG du groupe. Ce dernier pourrait faire preuve de responsabilité malgré cette taxation sur les surprofits. De son côté, Boris Vallaud a mis en avant le faible taux effectif d'imposition de TotalEnergies comparé à d'autres entités en France, justifiant ainsi la nécessité d'une mesure de redistribution équitable.

Et maintenant ?

Il reste à voir comment TotalEnergies et les autres grandes entreprises réagiront à cette proposition de taxation des superprofits, ainsi que la position future du gouvernement sur cette question.