Le Premier ministre belge, Bart De Wever, a déclaré ce samedi 14 mars que l'Union européenne devrait bénéficier d'un mandat de ses pays membres pour négocier avec la Russie, selon nos confrères de BMF - International. Cette déclaration intervient dans le contexte du conflit entre la Russie et l'Ukraine, qui dure depuis plusieurs années.

« Comme on n’est pas capable de menacer Vladimir Poutine en envoyant des armes à l’Ukraine et qu’on ne peut pas l’étouffer économiquement sans l’appui des États-Unis, il ne reste qu’une méthode : faire un deal », a déclaré Bart De Wever dans un entretien avec le journal belge L'Echo. Il juge que mettre à genoux la Russie ne serait possible qu'à condition d'avoir « le soutien à 100% des États-Unis ».

Ce qu'il faut retenir

  • Le Premier ministre belge Bart De Wever plaide pour un accord entre l'Union européenne et la Russie sur l'Ukraine.
  • Il estime que l'Union européenne n'est pas en mesure de faire plier la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine.
  • Il juge que mettre à genoux la Russie ne serait possible qu'à condition d'avoir « le soutien à 100% des États-Unis ».

Le contexte du conflit

Le conflit entre la Russie et l'Ukraine a débuté en 2014, lorsque la Russie a annexé la Crimée. Depuis, les tensions entre les deux pays n'ont cessé de croître, avec des périodes de calme relatif suivies de périodes de violence intense. L'Union européenne et les États-Unis ont imposé des sanctions économiques à la Russie en réponse à son comportement.

Plusieurs dirigeants européens, dont le président français Emmanuel Macron, ont récemment cherché à relancer les contacts avec Vladimir Poutine dans le but de ne pas laisser les États-Unis de Donald Trump tenter seuls d'aboutir à un règlement du conflit. Cependant, la cheffe de la diplomatie de l'UE, l'Estonienne Kaja Kallas, considère que les Européens doivent d'abord s'entendre entre eux sur ce qu'ils attendent de la Russie, avant de parler à son président.

Les réactions des pays membres de l'Union européenne

L'Allemagne, l'un des principaux soutiens de l'Ukraine depuis l'invasion massive déclenchée par la Russie en février 2022, exige aussi une grande vigilance sur les conditions à réunir pour mettre fin aux hostilités. Le chancelier Friedrich Merz a averti que la manière dont on mettrait fin à cette guerre en Europe aurait une incidence durable sur la vie et le rôle de l'Europe dans le monde.

« Nous devons tous être conscients que la manière dont nous mettrons fin à cette guerre en Europe aura une incidence durable sur notre vie et notre rôle dans le monde », a déclaré Friedrich Merz fin février, considérant que la Russie n'était « pas en train de gagner » dans ce conflit contrairement à ce que sa propagande veut laisser croire.

Et maintenant ?

Il reste à voir comment les pays membres de l'Union européenne réagiront à la proposition de Bart De Wever et si un accord sera trouvé avec la Russie. La situation reste tendue et les prochaines semaines seront décisives pour l'avenir de la région.

La cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, a insisté pour que l'Europe formule « des exigences maximalistes » et pousse le Kremlin à faire des concessions, y compris en acceptant de réduire ses forces armées. Il est probable que les négociations seront difficiles et que les pays membres de l'Union européenne devront trouver un équilibre entre leurs intérêts et leurs valeurs.

En conclusion, la situation entre la Russie et l'Ukraine reste complexe et sensible. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer l'avenir de la région et les relations entre l'Union européenne et la Russie.