Ce qu'il faut retenir

  • Le Premier ministre slovaque, Robert Fico, a appelé l'UE à lever les sanctions sur le pétrole et le gaz russes.
  • L'UE a déjà réduit ses importations de pétrole russe de 99% depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022.
  • La Slovaquie et la Hongrie sont les deux seuls pays de l'UE à maintenir des relations avec Moscou.
  • Les sanctions ont été imposées pour condamner l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Selon BFM Business, le Premier ministre slovaque, Robert Fico, a appelé l'Union européenne à lever les sanctions qui pèsent sur la Russie depuis son agression de l'Ukraine. Il espère ainsi pouvoir s'approvisionner en pétrole et en gaz russe pour tenir face au choc énergétique provoqué par la guerre au Moyen-Orient. Le Premier ministre slovaque a déclaré que « les sanctions absurdes interdisant l’importation de gaz et de pétrole en provenance de Russie devraient être levées ». Il a également estimé que l'Union européenne commençait à « ressembler à un navire de suicides en matière de sécurité énergétique ». Dans un tweet publié samedi 4 avril après un échange téléphonique avec son allié le dirigeant hongrois Viktor Orban, Robert Fico a demandé la possibilité de reconstituer ses réserves de gaz et de pétrole et de s'approvisionner « à partir de toutes les sources et directions possibles, y compris la Russie » pour faire face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient. Les prix du pétrole ont flambé depuis le début du conflit mené par les États-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février, bloquant les livraisons en provenance du Golfe et provoquant ce que l'Agence internationale de l'énergie a qualifié de plus grave perturbation de l'approvisionnement pétrolier de l'histoire. La Hongrie et la Slovaquie sont les deux seuls pays de l'UE à maintenir des relations avec Moscou. L'UE n'importait plus que 1% de son pétrole de Russie au dernier trimestre 2025, après avoir drastiquement réduit ses importations depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par Moscou en 2022. Fin février, la Hongrie avait posé son veto sur le 20e paquet de sanctions européennes contre la Russie, et avait conditionné son feu vert à la reprise des livraisons de pétrole russe via l’oléoduc Droujba. Cet oléoduc est au coeur des tensions. Jusqu'à récemment, la Slovaquie et la Hongrie recevaient encore du pétrole russe via l'oléoduc Droujba, en vertue d'une exception au blocus décidée en raison de la forte dépendance de ces deux pays aux énergies fossiles, et le temps de trouver d'autres solutions. Mais les deux pays accusent l'Ukraine d'empêcher la réouverture de cet oléoduc, endommagé, selon Kiev, par des frappes russes. La Slovaquie affirme que ce pipeline a été réparé, mais que Kiev continue à le maintenir fermé pour faire pression sur les deux alliés, hostiles à l'adhésion de l'Ukraine à l'UE, actuellement en négociation.

Et maintenant ?

Il est à craindre que la situation ne se dégrade encore plus si l'UE ne trouve pas une solution pour les approvisionnements énergétiques. La Russie pourrait renforcer ses positions en Europe, tandis que l'UE serait contrainte de chercher d'autres sources d'énergie, ce qui pourrait entraîner des coûts supplémentaires et des perturbations dans l'approvisionnement.

Les risques pour l'UE seraient importants. La Russie pourrait renforcer ses positions en Europe, ce qui pourrait entraîner une dépendance accrue à l'égard de la Russie pour les approvisionnements énergétiques. Cela pourrait également entraîner des coûts supplémentaires et des perturbations dans l'approvisionnement.

La situation est complexe et les décisions de l'UE seront cruciales pour déterminer l'issue de cette crise. Il est essentiel que l'UE prenne des décisions éclairées pour éviter les conséquences négatives pour ses citoyens et son économie.

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